Ce matin-là, il faisait beau en tabarnouche ! Beau gros soleil, de la chaleur, c’était parfait ! Ayant un peu de retard sur nos aventures, il a fallu que l’on remballe nos équipements et que l’on prenne la route. La première destination, le Monastère Ongiin Khiid, était à 20km de notre campement. Avant d’y arriver, on voit le paysage changer. On sillonne entre les montagnes et on peut voir plusieurs Ormes rouges. Ces arbres sont magnifiques ! Le tronc ressemble à des racines énouées entre elles donnant la forme du tronc.

Il faut savoir que le désert de Gobi est moins peuplé et il y a encore moins de Monastères. Ongiin Khiid était le plus grand de la région et ses ruines ont été pour la plupart détruites par les dernières purges staliniennes en 1939. L’endroit pouvait accueillir jusqu’à 1000 moines. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines et un seul petit temple rénové. Fondé en 1660, il était composé de deux complexes répartis sur les rives de la rivière Ongi, Pngiin Khiid était l’un des monastères importants du désert de Gobi – composé de deux monastères séparés reliés par un pont. Sur la rive sud de la rivière se trouvait le monastère Hutagt, vieux de 320 ans, composé de 9 temples principaux, ainsi que de petits temples et stupas. Le monastère de Balim a été construit relativement tard il y a environ 240 ans sur la rive nord de la rivière et se composait de 13 temples principaux à l’exception des autres constructions, stupas, etc.

Une fois la visite terminée, j’ai repris la route pour encore 160km. Le décor change encore et on quitte une région montagneuse à un paysage plat et rocailleux, un vrai désert. Le chemin était plaisant et la beauté des lieux me faisait oublier le brasse camarade dans le véhicule. Avant d’arriver à la destination finale, le conducteur à arrêter à un endroit magnifique où l’on retrouve de rares arbustes, des Saxaouls. C’est un arbre au tronc noueux est endémique de l’Asie centrale.

Il est adapté aux régions désertiques et menacé de disparition. C’est un arbre qui peut mesurer jusqu’à 9m de hauteur et dont ses racines peuvent aller jus’à 22m sous terre lui permettant de capter l’eau directement dans les nappes phréatiques. En Mongolie, les forêts de saxaouls occupent 25,3 % de l’espace. Dans les régions désertiques il a un rôle primordial, car il fixe les dunes, évite l’érosion et freine les tempêtes de sable. C’est une plante grasse qui peut avoir plus de 100 ans.

Après cette courte visite fort intéressante, le groupe s’est dirigé dans un camp de touriste Mongol Gobi tourist camp. Ce camp est proche d’une attraction très touristique nommée Bayanzag. Je m’installe dans la yourte qui est disons pas mal plus luxueuse que ce que j’ai vu avant. L’endroit possède une vingtaine de yourtes modernes. Ce camp a beaucoup moins de charme et d’authenticité qu’une nuit chez l’habitant ou dans d’autres camps touristes, mais il a l’avantage de posséder un bâtiment sanitaire avec des douches chaudes ainsi qu’un restaurant ayant des repas plus occidentalisée.

Étant donné que nous sommes arrivés tôt, on a décidé de marcher près de 3km sur une longue plaine aride en direction de Bayanzag. Les falaises de sable rouge de Bayanzag, sont connues sous le nom de « falaises flamboyantes », dû à ses couleurs ocre et rouge. Cette plaine possède de nombreuses falaises de sable sédimentaires où de nombreux fossiles de dinosaures ont été trouvés. En 1922, le paléontologue Roy Chapman Andrews a été le premier à découvrir des os et des œufs de dinosaures. Ils appartenaient à un dinosaure cornu, herbivore, de deux mètres de long qui n’a pas encore été identifié. Les fouilles ont duré deux ans, au cours desquelles plusieurs centaines d’ossements ont été déterrés.

À l’entrée du site, on aperçoit des travailleur Mongols qui font des sculptures en béton d’une caravane de chameaux. Ce monument représente la route du thé ou des milliers de caravanes suivaient cette route de plus de 2 250 kilomètres allant de Pékin à Moscou passant par la Mongolie et même allant au Tibet. C’est au 7e siècle, sous la dynastie Tang que le thé devint une boisson très populaire en Chine. Son usage s’étendit rapidement vers l’Ouest : au Tibet puis en Mongolie, où le commerce caravanier, à l’origine de la route du thé, eut une forte incidence sur sa diffusion.

Le site des falaises rouges est à la lisière du Parc national de Gobi Gurvan Saikhanes. Ces falaises sont surnommées « cimetière des dragons » par les populations mongoles, car cette terre est riche en fossile. Nombreux œufs et ossements de dinosaures ont été retrouvés sur le site qui était aussi un ancien fond marin datant de 60 à 70 millions d’années. Je marche donc sur de nombreuses passerelles observant les formations rocheuses. L’endroit est tout simplement indescriptible. Des couleurs, il y en a, du sable, il y en a, des plaines de désert aride à perte de vue, oh qu’il y en a, des touristes Coréens, à ça oui il y en a … Je n’ai aucun mot pour décrire la place. J’étais ‘’Zen’’ et contente d’être là à ce moment ci de ma vie.

La soirée s’annonçait et je suis revenu au camp pour observer le coucher de soleil. Il commençait à faire froid et on a mangé au restaurant du camp de touriste. C’était une belle soirée animée, tous étaient heureux et fier du parcours fait jusqu’à présent.

Voyage en Mongolie – Jour 14 : Pétroglyphes de Khavtsgaitiin Am – dunes de Khongorin Els