Après la visite des chutes, je me suis dirigé en direction du sud. J’ai quitté les steppes pour me rendre dans le désert de Gobi. Il faut savoir que le mot ‘’Gobi’’ en Mongol veut dire, désert. Donc, le désert du désert !
Sur la route, on a pris une pause pipi près d’un site avec une vue magnifique des steppes. J’ai alors rencontré un grec qui parlait français. Ce dernier m’a raconté qu’il s’est perdu en moto dans les steppes pendant 3 semaines. Il cherchait la capitale Ulanbaataar mais, étant donné que les nomades ne parlent ni anglais ni français, ils lui donnaient de mauvaises informations sur les directions à prendre. Sa moto a perdu un miroir, il a eu une panne sèche au bout de 300km de route, ses freins ont lâchés en cours de route. Bref, tout me semblait compliqué et je me disais que j’avais fait le bon choix de prendre des groupes pour me rendre aux destinations désirées. Je lui lève mon chapeau, car je ne crois pas avoir autant de temps à me perdre dans la brousse.
La journée était pluvieuse et froide, encore de la pluie, toujours de la pluie. Bon, en fait, ce n’est pas si pire car la journée était consacrée au voyagement en direction du désert de Gobi. J’ai fait un petit arrêt dans un village dont je ne sais plus le nom. Je dois regarder ma carte routière mais je dois avouer encore une fois que je me sentais bien perdue dans ce vaste pays. J’étais en fait proche du désert mais je ne sais plus à quel niveau…. J’ai fait un petit marché sous la pluie battante et mangé dans un petit restaurant en bordure de route. Ce restaurant appartient à un ami de notre cuisinière Odno.
Le dîner terminé, on a repris la route pour aller au désert de Gobi qui occupe en fait, 30% du pays. Le désert est en fait le 6e plus grand désert du monde, qui chevauche deux pays soit le sud de la Mongolie et le Nord de la Chine. Le désert est plus rocailleux que sablonneux. En fait, seulement 5% du désert est recouvert de sable. Le reste est constitué de steppes aride, de roches et de montagnes.
On arrive au village de Ongi afin de s’installer. Il est quand même intéressant de voir que les habitants n’ont pas l’eau courante dans leur maison. Ils doivent se déplacer à l’extérieur, se rendre à un petit bâtiment qui fournit de l’eau potable ou prendre l’eau des rivières non loin. Les mongols ont une carte qui permet de s’approvisionner en eau. Après avoir remplis nos bidons d’eau, nous nous sommes installés de l’autre côté de la rive de la rivière …. L’endroit n’était pas si sauvage que les autres mais le temps filait et il était impossible de continuer notre chemin dans la noirceur. J’ai installé ma tente avec ma copie de voyage Gordana et nous avons profité de notre soirée pour discuter et de bien manger.
Voyage en Mongolie – Jour 13 : Monastère Onggiin Khiid – Forêt de Saxaouls et Bayanzag








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