Jour 2 : 25 Mai 2019 

 

Après une nuit bien fraîche dans le parc Mataquac, je me suis levée plus tôt que prévu. Le camping était enfouis sous une épaisse brume et j’ai quand même eu la chance d’observer un levé de soleil au bord de l’eau. C’était magnifique et apaisant à la fois. Un moment de pur bonheur.

La journée à donc commencé du bon pied, je suis partie à l’aveuglette tentant de trouver les quelques sentiers de la région. Empruntant la route 104 en direction Ouest, je me suis rendue dans les terres pour découvrir Ayers Lake Unique Area.

Situé près du village de Hartland sur la route 104, on retrouve un panneau mentionnant « Ayers Lake Unique Area » sur la gauche. Il faut emprunter une route de gravier qui mène directement à un belvédère du lac Ayers. C’est un sentier de VTT à la base et il est possible de stationner son véhicule non loin pour marcher sur un sentier menant au sommet de Oak Hill.

La région du lac Ayers se compose de collines qui s’abaissent rapidement dans la vallée qui retient le lac Ayers. La région unique renferme de nombreux types de forêts acadiennes anciennes autour des sommets et du lac, ainsi que de nombreux ruisseaux et marais. Il existe de nombreux sentiers qui permettent d’accéder au sommet, au lac et à d’autres zones forestières de cette zone unique. La région appartient à J. D. Irving Ltd.

Une fois la petite balade terminée, j’ai continué mon chemin en empruntant la 105, route qui longe la Rivière Saint-John. C’était de toute beauté !

L’arrêt suivant s’est fait à Maliseet Trail. Ce sentier de 3,4km est linéaire et facile à marcher. Cela prend environ 1h30 pour faire le sentier aller-retour avec une petite pause entre les deux.

De la route 165 au nord de Hillman, on retrouve un grand espace de stationnement. Il y a quelques panneaux d’indications qui mentionnent le sentier en chemin. Il est donc facile de s’y repérer.  Il y a beaucoup de place de stationnement au début du sentier qui est très bien indiqué. Celui-ci est parfois marqué par des petites affiches bleues en métal, certaines avec une barre blanche en diagonale ; il est bien entretenu et monte doucement à travers des bois résineux. À cette période ci, le sentier était boueux presque en totalité. Il fallait souvent faire quelques stepettes sur des bûches et petites roches pour éviter de se mouiller les pieds.

À environ 1,5 km, on arrive à une fourche. À droite, la piste mène aux chutes. On tombe encore sur une autre fourche et en continuant sur la droite, on arrive au bas de Hays Falls, une cascade de 27 m de haut. À gauche, on continue sur une courte distance jusqu’à une falaise rocheuse (début des chutes) ou l’on retrouve une table de pique-nique. C’est la fin du sentier balisé. Les cascades sont l’attraction majeure de ce sentier. C’est un ancien sentier que les indiens malécite empruntaient autrefois.

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Poursuivant ma route sur la 165, je fini par abouttir à Pokiok, d’où j’ai traversé un pont afin de me rendre à Nackawic. Située à la jonction de la rivière Nackawic et de la grande rivière Saint-Jean, la petite ville de Nackawic a vu le jour à la fin des années 1960. Dans la même époque, la compagnie de pâtes et papiers A..V. Nackawic Inc. s’est installée dans la région, et les emplois ainsi créés ont amené bon nombre de familles à y élire domicile.

 

Nackawick Nature Trail

De la route Otis Drive, il faut passer devant le cimetière Otis sur la gauche, jusqu’à un grand parking près de la rivière. Une carte au début du sentier montre les détails. Le large sentier de 4km est bien entretenu suit le fleuve Saint-John passant devant les vestiges de deux maisons de pommes de terre et de l’ancien «Nackawic Kissing Rock». On marche ensuite sur une section de promenade en bois surélevée pour finalement arriver au stade de baseball. Le sentier est linéaire et très facile à marcher. Cela prend maximum 1h30 pour faire le sentier linéaire et finalement se trouver devant ‘’ la plus grande hache du monde ’’. La foresterie est la sève de Nackawic, désignée capitale forestière du Canada en 1991. Pour commémorer cet honneur, la municipalité a fait fabriquer la plus grosse hache du monde (de sept tonnes), érigée fièrement aux abords de l’eau. Sincèrement, je recommande de faire cette belle balade.

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Pour célébrer cette belle trouvaille, j’ai donc pris quelques minutes de mon temps pour déguster quelques bières artisanales, dans une atmosphère rustique au Big Axe Brewery ! Leur bières offerte en différente variété sont brassées sur place, ainsi que leur cidre et leur hydromel artisanal. Les brasseurs collaborent avec des agriculteurs locaux et produisent de la bière qui capture le terroir local, produit biologique certifié Seabuckthorne au houblon cultivé à la Darling’s Island Farm.

J’ai donc tenté mes papilles gustatives avec la Shakespeare Oatmeal Stout; Médaille d’argent 2014 des Atlantic Canada Beer Awards. La bière est corsée et soyeuse, de couleur chocolat foncé. L’arôme est riche en caramel, chocolat avec un soupçon de vanille donnant un caractère épicé et floral. Ensuite ce fût au tour de la Wrath of Putin, une bière de couleur cuivrée orange. Cette bière peut être doublée pour lui donner un arôme de houblon intense et une amertume de 75 UIB, les plus audacieux peuvent se vanter de son fruité modéré qui procure l’équilibre parfait. Jamais deux sans trois, ce fût au tour de la Lizzy Borden une bière ambre américaine ayant un goût plus léger des notes de malt grillées et du houblon aux caractéristiques fruitées et épicées. Finalement, j’ai terminé avec la Stone Maple Ale, une bière locale provenant de produits de « Stone Family Maple Products » un groupe de personnes très sympathiques qui fournissent la sève d’érable. Celle-ci est utilisée pour fabriquer cette bière de saison. Elle est ambrée et brassée avec un mélange de cristaux et de malts de caramel qui lui confèrent un bel arôme de caramel et d’érable et une finale moyennement douce.

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Une fois bien rassasié, j’ai continué mon chemin toujours sur la 105 pour me rendre à Coac Falls. De la route, j’ai emprunté le chemin Lower Caverhill Rd, un chemin de gravelle pas très bien entretenu. Si vous avez un véhicule 4X4 c’est parfait, sinon, marchez car le chemin est vraiment difficile d’accès. À certains endroits, j’ai dû faire attention aux branches d’arbres, roches, nid de poules et j’ai finalement décidé de garer ma voiture à un croisement où la route va dans 3 directions différentes. Suivant mon GPS (Dieu merci !) j’ai pris un chemin de VTT (couvert de boue) à pied. J’y aie d’ailleurs perdu un soulier … Je suis arrivé sur un chemin un peu plus à découvert et finalement trouvé un ruban rose indiquant le sentier menant aux bas de la chute. Je dois vous avouer que sans GPS, je me serais perdue … Un endroit secret bien caché mais qui en vaut la peine. Les chutes sont tout simplement magnifiques, il y a un petit bassin pour se baigner au bas de celles-ci et bien entendu on peut s’étendre paisiblement au soleil. Bref, même si l’accès est plus restreint, j’ai vraiment aimé cette place.

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Après cette drôle d’aventure, j’ai fini ma journée avec la chute Howland Falls, un peu plus à l’est de Coac Falls de par la 105. Après le centre communautaire Bear Island sur la droite, il faut emprunter le chemin Scotch Lake. C’est une route de gravier qui suit non loin une rivière. Après 900 mètres, on arrive à un pont de pierre. La cascade est juste en dessous de ce pont à droite. Il y a un parking sur la gauche juste avant le pont et le début du sentier est bien identifié par une énorme bûche.

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La journée achevait et j’ai décidé de me rendre tranquilement vers mon campement au Parc Provincial Mactaquac. J’ai alors pris une bonne douche et profité de l’emplacement en marchant dans les environs du secteur. J’ai soupé et décidé finalement de continuer ma découverte de Microbrasserie en allant à Maybee Brew Co qui a ouvert ses portes en février 2016. On y retrouve plusieurs sorte de bières telles qu’une American Red Ale vive et rafraîchissantes, une bière traditionnelle belge, une Pale Ale faite pour les étés ainsi qu’une audacieuse IPA qui est fabriqué à partir de malt de seigle canadien de l’Atlantique. L’endroit est fort bien sympathique malgré qu’il est situé dans un secteur industriel, parfait pour les travailleur et les fin de quart de travail.

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Ce fût plus productif comme journée contrairement à celle d’avant. J’ai vraiment apprécié découvrir quelques recoins de Saint-John River Vallée sous une belle température et j’en ai profité avant que la pluie viennent gâcher le reste du roadtrip…..

Roadtrip au NB, Jour 3- Journée maussade pour voir des Phares, Mai 2019

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