Il arrive des moments ou la vie vous fait sentir misérable mais que tout d’un coup, un geste ou une action change le cours de votre aventure. Dans la soirée du 06 Septembre 2018, je devais revoir un ami et prendre un verre avec lui à Moncton. Étant donc de passage, je lui avais laissé mon itinéraire afin que l’on puisse se voir pour prendre de nos nouvelles et ce en toute bonne amitié. Malheureusement, il n’a pu se libéré et j’ai donc été laissé à moi-même dans cette ville. Je ne trouvais pas l’intérêt d’y rester plus longtemps. JUSQU’À CE QUE ma petite voix intérieur me dit :  » Profite de la vie avant qu’elle ne profite de toi ». C’est donc (un peu de reculons), que je me suis dirigé seule au Bar The Pump House.

La Pump House Brewery est un restaurant et une brasserie qui propose cinq marques différentes de sa propre bière fièrement brassée au Nouveau-Brunswick depuis 1999. Pump House est un favori des buveurs de bière distingués du Canada et la bière en bouteille est disponible dans toutes les provinces sauf en Saskatchewan et au Québec. La Pump House à versé sa première bière le 3 septembre 1999 à 16 heures, et depuis lors, les propriétaires Shaun et Lilia Fraser ont reçu de nombreuses récompenses et éloges. L’histoire de Pump House a commencé dans les années 1980, lorsque Shaun voulait apprendre à fabriquer de la bière, mais il a été refusé lorsqu’il a postulé à des emplois dans les grandes brasseries. Sur un coup de tête, il a écrit une lettre à l’émission télévisée « Thrill of a Lifetime » et a eu l’occasion de fabriquer de la bière à l’usine de Labatt en Ontario. Quelques années plus tard, le brasseur allemand Hans Westner a embauché Shaun à la brasserie HansHaus. Par la suite, Joel Attis, un homme d’affaires de Moncton, l’a employé pour faire de la bière au bistrot-brasserie Fat Tuesday situé sur la rue Main.

Fraser a ensuite trouvé un travail dans la vente de fournitures de brasserie et a parcouru le monde pour aider à installer et à configurer le matériel. Au Kazakhstan, il a rencontré sa future épouse Lilia et les deux sont retournés à Moncton. Shaun a décidé qu’il était temps d’arrêter de créer des microbrasseries pour d’autres et de créer la sienne. Le Pump House Restaurant and Brewery est né. Shaun est un pompier à la retraite du service d’incendie de Moncton, il a donc nommé son établissement The Pump House, qui a remporté de nombreux prix dans les domaines de la brasserie et des affaires, y compris la «brasserie de l’année au Canada».

 

C’est donc avec Shaun, mon barman, ainsi que des clients habituels du bar, que j’ai passé une soirée qui a changé le cours de ma vie. Dégustant toute sorte de bière, assise seule et écoutant les habitués de loin (acadiens), tout semblait bien simple jusqu’au moment ou vers les 21h00, une femme décide de se placer à mes côtés pour elle aussi décompresser de sa journée. Bon vous allez me dire qu’il n’y a rien d’intéressant jusqu’au moment où elle décide de se présenter et de me serrer la main.

-HI ! My name is Deanna ! (Bonjour, Mon nom est Deanna)

-HI! Edith ! Nice to meet you! (Allo! Edith, enchanté!)

Depuis, nous nous sommes plus séparés. Deanna habite près d’Edmonton en Alberta. Elle était à Moncton pour y suivre une formation pour son emploi, qui est d’ailleurs, dans la même catégorie que la mienne. Femme au grand cœur, elle s’occupe de iKare4Kids plus précisément. Vous pouvez voir ma nouvelle amie dans cette vidéo d’ailleurs.

Bref, nous étions deux femmes (avec moins de 10 ans de différence), ayant le même caractère, un emploi dans la fonction publique fédérale et pas mal d’énergie à dépenser au bar. Je crois que nous nous sommes fait remarqué car nous avons déplacé de l’air en maudine ! C’était donc l’avant dernière soirée pour mon amie à Moncton et je ne réalise pas encore la chance que l’on a eu de se rencontrer là, au Pump House, alors que j’y allais de reculons avant tout. WoW ! Sans compter que l’autre Barman présent, (Sean) voulait en plus, terminer la soirée à faire des câlins chez lui (*dans ses propres mots je vous le dit!) Malgré mon état d’ébriété avancé, j’ai eue assez de tact pour refuser ce genre d’occasion. Une chance!

– Shaun ! Last beer ! (Shaun, une derrière bière).

La soirée terminée, Deanna et moi sommes revenu à pied à nos hôtels respectifs (hé oui, pas de camping pour Moncton!) et je me souviendrais toujours du moment où nous nous sommes séparés et que Deanna m’a dit :

– » See you tomorrow Edith! » (À demain Edith)

Je la salue avec joie et là, mon cerveau baigné par l’alcool, commence à travailler et réfléchir.

-Est-ce que je poursuis mon aventure comme prévu? Est-ce que je reste à Moncton ?, Je ne suis pas pour retourner au bar le lendemain alors que j’ai refusé les avances de l’autre Barman?! Bref, j’étais comme une fille qui ne savait pas quoi mettre sur le dos pour commencer une journée bien simple.

Une fois dans ma chambre d’hôtel, je suis tombée raide morte de fatigue et ce fût le lendemain en journée que j’ai pris ma décision.

 

Jour 10 : Vendredi 07 Septembre 2018

N’étant pas trop mal en point, j’ai empressé le pas pour visiter la côte acadienne partant du Sud au Nord. La Côte Est du Nouveau-Brunswick est composée de plusieurs zones, allant des marais salés situés le long des rives au sud-est jusqu’aux longues plages de sable le long du détroit de Northhumberland et de la baie des Chaleurs.

J’ai donc emprunté l’Autoroute 2 en direction de Sackville puis tourné à gauche sur la route 16 en direction de Port Elgin. La route est banale et il n’y a rien d’exceptionnel à voir. J’ai opté pour trouver des phares (encore!) et de faire le Cap Jourimain National Wildlife Area.

Il y a peu d’endroits où la navigation nécessite plus d’attention que dans le détroit de Northumberland, long de 160 milles; et qui, au cap Tormentine, la partie la plus étroite, n’est que de 7 milles d’un rivage à l’autre. Un ingénieur en chef du ministère des Travaux publics du Canada s’est rendu à Cape Tormentine durant l’été 1868 pour choisir l’emplacement d’un phare destiné à guider les marins dans cette section dangereuse du détroit de Northumberland. Trois emplacements ont été considérés: 1) Indian Point, l’extrémité est du cap Tormentine,

2) le cap Jourimain, situé à quelques milles à l’ouest du cap Tormentine,

et 3) un point situé entre les deux premières options.

Cap Tormentine étant le point le plus proche de l’Île-du-Prince-Édouard, il abrite de nombreux services conçus pour relier la colonie insulaire et la province au continent.  Les tours avant et arrière de l’alignement de Cape Tormentine étaient toutes deux fermées, carrées, pyramidales et en bois. La tour avant mesurait 7,9 mètres et la tour arrière, située à 303 mètres de là mesurait 12,8 mètres. Les deux tours étaient peintes en blanc. En 1955, un autre phare  a été construit à Indian Point, juste à l’est du débarcadère du traversier à Cape Tormentine. Après l’achèvement du pont de la Confédération en 1997, le service de traversier entre Cape Tormentine et l’Île-du-Prince-Édouard a cessé. Les feux d’alignement de la jetée du cap Tormentine ont été arrêtés à ce moment-là, mais les feux d’alignement de l’entrée du cap Tormentine et les feux d’alignement de l’Indian Point sont restés en service jusqu’à l’année suivante.

J’ai poursuivis ma route en direction du Cape Jourimain National Wildlife Area. Le cap Jourimain est défini comme étant l’extrémité nord des îles Jourimain, situées à quelques kilomètres au nord-ouest du cap Tormentin. Les îles sont reliées entre elles et avec le continent par des barres de sable et étaient considérées comme des dangers pour la navigation. Lorsque l’impressionnant pont de la Confédération, long de 12,4 km, a franchi le détroit de Northumberland en 1997, une réserve de 640 hectares a été aménagée du côté du Nouveau-Brunswick près du cap Jourimain pour protéger un écosystème diversifié. La zone est mise de côté et protégé par le gouvernement fédéral uniquement pour les espèces sauvages dans le cadre du réseau d’aires protégées d’Environnement Canada. C’est une importante halte pour les oiseaux migrateurs.

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Les communautés près de Cape Jourimain ont été durement touchées par la fermeture du service de traversier Cape Tormentine – Borden. En 2001, le Centre de la nature Cape Jourimain a créé de nouveaux emplois. Sur le site on retrouve un centre d’interprétation qui explique les aspects écologiques et historiques du cap Jourimain.

Il y a tois sentiers, qui invitent les randonneurs à explorer cette région unique:

Le Sentier du Phare se situe derrière le centre de la nature Jourimain. Il n’est pas balisé tout comme les autres sentiers mais il est facile de le trouver. Il forme une boucle de 1,6km et suit le détroit de Northumberland jusqu’au phare (le deuxième que l’on voit plus haut sur la page), puis reviens en direction du parking. Il ne suffit que 30 minutes pour parcourir le sentier au complet. Le phare de Jourimain offre une belle vue sur le détroit de Northumberland et le pont de la Confédération. Bien que le phare du cap Jourimain soit maintenant entouré par le Centre de la nature, la Garde côtière demeure responsable de la tour. Le phare du cap Jourimain est l’un des phares les plus pittoresques et historiques du Nouveau-Brunswick et mérite certainement une attention particulière. En 2015, le phare de Cape Jourimain a été reconnu en vertu de la Loi sur la protection du patrimoine des phares et la propriété de la structure a été transférée au Centre de la nature Cape Jourimain. Au cours de l’été 2016, Mervil Rushton Building Movers, qui avait précédemment déplacé deux phares, a réussi à déplacer le phare du cap Jourimain du rivage érodé. Avec la protection du phare, le centre de la nature espère lever des fonds pour le restaurer.

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Le Sentier Trenholm est un chemin de 4,8km qui commence derrière le Centre de la nature Jourimain. Il suit d’abord la piste ferroviaire qui est parallèle à la route. Tout au long du sentier, il y a de belles vues sur le marais salé à gauche. Le sentier offre de bonnes vues sur les marais salés, un nid de balbuzards et un belvédère (un peu désuet) pour l’observation des oiseaux. On peut aussi y découvrir une croix irlandaise qui fait mémoire sur la migration résultant de la famine irlandaise (pomme de terre), lorsque les pauvres agriculteurs irlandais ont été contraints de se diriger vers l’ouest afin de trouver des opportunités dans le Nouveau Monde et ce, au milieu des années 1800. Malheureusement, lors de mon passage la croix n’y était plus. Il n’y avait qu’une base en béton présente. Je n’ai pas été tant impressionnée de ce sentier et j’ai eue plus l’impression d’y perdre mon temps.

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Le Sentier Gunning fait une boucle d’un total d’environ 1,1km. Le chemin n’est pas balisé mais il ne peut pas être manqué. Du stationnement, il faut se rendre en direction du pont de la Confédération et suivre la route en tournant sous le pont. Près de son début se trouve un panneau avec des indications et des informations. La route est parallèle au rivage et après trente minutes de marche, on retourne directement au point de départ. Il n’y a pas de difficulté, quelques bancs invitent les randonneurs à admirer la vue sur le détroit de Northumberland et le pont de la Confédération qui le traverse. On peut d’ailleurs y apercevoir les dunes de sable et la faune de par un belvédère d’observation.

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Le Cap Jourimain est une place à découvrir. Il ne faut que débourser 2$ pour y accéder et l’endroit offre de beaux panoramas. L’heure du dîner approchait dangereusement et j’ai continué mon chemin en empruntant les routes 950 et 955 longeant la côte. J’ai particulièrement aimé le coin du village du Cap-Pelé, petit village acadien qui est reconnu pour son accueil chaleureux.  La place st reconnue pour ses pêches au hareng, au pétoncle et au homard, laissant plus de 60 bateaux débarquer dans son port. C’est à la plage l’aboiteau, une étendue de sable de 2,5km, que j’ai fait mon arrêt. Celle-ci est l’une des plus belles plages sablonneuses de l’est du Canada offrant en même temps les eaux les plus chaudes du nord de la Caroline du Nord.

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Il était temps pour moi de prendre quelques moments de détente et de manger un succulent Club Sandwich au Homard au restaurant Quai Aboiteau Wharf Restaurant and Bar. Le restaurant est situé à même le port. Il faut commander notre repas à l’intérieur et une fois prêt, il est possible de manger sur la terrasse du restaurant, offrant une vue magnifique du port Aboiteau et de sa plage. Je me suis empiffrée tout en profitant des rayons de soleil. Je dois avouer que j’ai été terriblement chanceuse tout au long du voyage. Je n’ai eu qu’une journée nuageuse depuis dix jours et je ne m’en plains aucunement.

 

Le dîner terminé, je me suis dirigé vers Shédiac, la «capitale mondiale du homard»,passant par le Parc Provincial Parlee Beach. Le parc est situé à Pointe du Chêne et contient une plage dont l’eau salée est la plus chaude du Canada. Sur le site, il y a un terrain de camping offrant plusieurs commodités. Les touristes passent d’agréables moments au soleil sur l’une des plages les plus animées de la Côte Acadienne.

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Après avoir profité de l’après-midi sur la plage, il était temps pour moi de poursuivre mon chemin. Ce fût LE moment décisif qui allait changer ou non mes plans de voyage. J’avais le choix de retrouver Deanna pour sa dernière soirée à Moncton OU de continuer ma route pour poursuivre mes aventures …

 

Jour 11

 

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