29 Juin 2018

La journée de l’Île du Havre ne se fût pas sous une journée ensoleillée. D’ailleurs, c’était LA seule journée pluvieuse et brumeuse de toute notre aventure. Ne voulant pas faire gaspiller ce genre de journée sur La Grande Île, j’ai préféré lui faire faire une autre île dont je n’avait pas encore mis les pieds. Bref, ayant une matinée sous la pluie, nous sommes resté sous l’abri le temps que la dépression passe. C’était brumeux par moment. Nous avons déjeuné tranquilement et avons préparé notre sac pour la journée. La pluie a cessée vers les 11h00. C’était donc le moment pour nous de parcourir les 16km de circonférence de l’île. Ayant notre carte et le tableau des marrées, nous avons convenus de commence le sentier en sens anti horaire par la Pointe à Victor, le Cap du Corbeau et le Cap Esquimau.

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Cette partie de l’île est facile contenu que nous marchons sur des caps de roches et de galets. On longe de grosses falaises escarpées qui nous fait presque perdre l’équilibre lorsqu’on les regarde. Au loin, on pouvait apercevoir le village d’Havre Saint-Pierre caché de temps à autre sous l’épaise brume. Il faut savoir qu’il est plus difficile de marcher sur cette section lors de hautes marrées.

Passant tranquillement sur la partie Nord de l’île, nous avons traversé l’Anse Payoux et l’Anse à Désiré qui, autrefois, était peuplé par des habitants (il y a plus de 100 ans). On marche donc sur une plage de sable et de petits galets qui ressemble étrangement au paysage de la North Coast Trail surtout en période de brouillard.

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Sur cette partie, il y a des airs de camping sauvage sur le bord de l’eau. Il y a deux panneaux d’indications délimitant cette section. Nous avons fait une petite pause bien mérité après une heure trente de marche. Nous avons profité du moment présent à l’Anse a Cossin et repris la route sur la partie Ouest de l’île.

Une fois arrivé à la Pointe à l’Enclume, nous y avons découvert un superbe endroit. La grande Anse est un coin tranquille et mystérieux. Ce fût un coup de coeur assuré dans mon cas.

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Il y a des airs de camping sauvage dans cette section aussi. Une fois que l’on traverse cette grande baie, on se retrouve sur une section plus difficile d’accès lors de marée haute. Nous étions donc pris au piège pour quelques mètres et malgré que nous étions dans une impasse, nous avons décidé de traverser une petite partie dans l’eau.

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Il était donc temps de tester la température de l’eau. On a enlevé nos bottes et mis les pieds dans le fleuve pour 2 petites minutes afin de traversser cette section. Pensant que l’eau serait extrêmement froide comme l’année dernière sur la Grande Île, j’ai été grandement surprise de constater que ce n’était pas le cas.

Une fois traversée, nous avons décidé de faire une pause dîner sur un cap de roche. La marée était encore trop haute et nous avons laissé le temps nous aider un peu. Nous avons donc franchi le tout avec quelques acrobaties par ci et par là et apprécié la beauté des lieux sous un petit brouillard bien timide. Une fois arrivé à la partie Sud de l’île, on peut constater une forte différence quant à la géologie et ce, pour près de 6 kilomètres.

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En fait, cette section n’est pas tant difficile. On marche tout simplement sur des immenses galets de roches et quelques petits monolithes par ci et par là. La balade est fort bien amusante car mon frère et moi tentaient de ne pas marcher nulle part ailleurs que sur les galets (sinon on mourait …. hihihihi). C’est fou comment on peut s’amuser entre frère et soeur. Nous empruntions des chemins différents sautant comme des gazelles sur les rocs jusqu’à ce qu’on arrive à des impasses.

Nous avons marché près de 2h30 avant d’atteindre le camping situé au Havre au Sauvage. Il y a au total 4 emplacements loin les uns des autres et tous sont face à la mer. C’est un endroit plus reculé et malgré tout, l’endroit offre une belle plage de sables, roches et de galets. Sans brouillard, je suis certaine que la vue serait encore mieux, surtout afin de voir la faune marines ainsi que l’île à Calculot.

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Nous avons finalement pris une autre pause collation. Ne voyant pas grand-chose, nous avons continués notre chemin et aboutis à la Pointe Enragée, 800m plus loin. C’est à cet endroit que les campeurs débarquent du zodiac afin de rejoindre le Camping du Havre Sauvage. Cet endroit ressort du lot bien sur car il est entouré de monolithes. Même si le soleil tentait en vain de se pointer le bout du nez, c’était peine perdue pour nous. Nous avons continué notre chemin traversant une grande baie infranchissable à la marée haute. C’était vaseux à quelques endroits (et très glissant ….) et poursuivi sur une longue plage de galets.

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De là, on pouvait apercevoir l’abri de l’Anse aux Noyer, notre point de départ et d’arrivé. Du camping Havre au Sauvage à l’Anse aux Noyers, il faut parcourir 2,7km. Cela prends environ une heure de marche tout au plus. Il était donc 18h00 à notre arrivé. Nous avons fait le tour complet (18km) en 7 heures.

Une fois au camping, nous nous sommes changés et avons préparer notre souper. Le temps était pire en soirée. Il n’y avait aucune vue des environs et malheureusement, nous n’avions rien de prévu de plus. Sachant que le Zodiac viendrait nous chercher le lendemain à 08h00, nous nous sommes installés dans nos tentes et avons pris du repos.

 

Jour 4 – Îles Quarry et Niapiskau

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