17 Janvier 2017

Ce matin, je me suis réveillée vers les 08h00. J’ai préparé mon stock et pris une bonne douche. J’ai pris un petit déjeuner en compagnie de Daniel et nous sommes partis vers les 09h30. Nous avons pris notre temps pour visiter le village de Höfn alors que le soleil commençait à sortir le bout de son nez. Nous sommes allé au port pour finalement se rendre compte qu’après quelques minutes, il n’y avait pas grand-chose d’intéressant. Le nom  »Höfn » signifie Port. Celui-ci est entouré par la mer de trois côtés. On y retrouve des plages, des bancs de sable et des rivières glaciaires. Höfn est aussi entouré de plusieurs petites îles à l’est de la ville, dont la plus grande est Mikley, suivie par Krókalátur et Hellir.  En raison de l’évolution des bancs de sable, il est très difficile d’y naviguer. Pour que les bateaux puissent amarrer en sécurité, on utilise la technique du dragage pour éliminer le sable qui s’est accumulé près du port. La ville se situe à environ 460 kilomètres de Reykjavík. Dans mon cas, c’est 700 km de fait au millage jusqu’ici. 20 minutes nous a suffi pour prendre des clichés du port.

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J’ai poursuivis ma conquête de glacier avec Daniel en commençant par Hoffellsjökull la plus septentrionale des langues de glacier du Vatnajökull. La langue de glacier est de 10km et épaisse de 500m. C’était magnifique de voir cet endroit au loin. On peut aussi constater à quel point le glacier recule. Pour s’y rendre, on a emprunté un chemin de gravier pendant 8 bons kilomètres. On a d’ailleurs aperçu quelques rennes traversant la route et gambadant dans les champs de mousse et de roches volcaniques.

Les rennes ont été introduits de la Norvège à la fin du 18ème siècle à l’origine pour l’agriculture. Mais l’élevage de rennes n’a pas été populaire par les Islandais. Les animaux n’ont jamais été domestiqués et aujourd’hui, les rennes sauvages ne vivent que dans l’est de l’Islande. En été, ceux-ci se retrouvent surtout à des altitudes plus élevées. En hiver, ils cherchent des prairies plus basses et plus près de la côte.

J’ai finalement stationné la voiture au bas d’une colline. Nous l’avons escaladé et avons marché près de 30 minutes pour finalement arriver au pied du glacier. C’était magnifique et Daniel n’avait jamais vu quelque chose d’aussi impressionnant. J’étais bien heureuse de lui montrer la beauté des glaciers.

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On a continué notre route pour faire l’autre glacier dans ma  »TO DO LIST », celui que je n’ai pu faire le jour d’avant soit Skálaellsjökull. Au début, Daniel et moi regardions l’affiche mentionnant 16km de route pour s’y rendre. Nous nous sommes dit que cela serait correct et que l’on aurait assez de temps pour se rendre à son excursion de 14h40 alors qu’il n’était que 11h00. Bref, malgré notre entrain… cela à été une erreur de ma part. Je n’ai pas été très fière sur ce coup-là. Pensant que c’était un chemin ressemblant au glacier Heinabergsjökull, je m’y suis aventuré en compagnie de Daniel. Les premiers kilomètres étaient parfaits. On zigzaguait tout en grimpant en altitude vers les montagnes blanches au loin. Nous avions de magnifiques panoramas de tous côtés. On était excité de cette expérience et avions l’envie de continuer. Nous sommes arrivés à un plateau ou l’on pouvait apercevoir un lac glacé entouré de montagnes enneigées.

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Plus on avançait, plus le chemin se rétrécissait et devenait glacé. Il était difficile de trouver un bon endroit pour faire demi-tour. J’ai quand même pris la chance de continuer pensant trouver un bon endroit pour virer de bord. Pas de chance, il n’y avait rien ! D’un coup, le chemin commence à être enneigé et glacé. Ça grimpe de plus en plus et on croise des ravins avec une seule voie de large. Mon ami et moi commençons à paniquer car nous ne pouvions faire demi-tour … ni monter car les pneus à clous n’ont pas assez d’adhérence. Il a fallut que je demande à Daniel de sortir du véhicule et de mettre mes crampons. J’ai donc fait demi-tour en faisant la manœuvre la plus dangereuse faite de ma vie. Sur le brake à bras et aidé par mon ami qui devait me guider dehors, j’ai fait demi-tour en pleine côte glacée. Mes pneus glissaient de côté et je devais garder mon sang froid. Malgré que tout s’est bien déroulé, je n’étais pas très fière de moi car j’aurais du arrêter bien avant mais la glace. Mais elle nous a prise par surprise.

Le cœur me battais à tout rompe mais j’ai gardé mon calme et descendu peu à peu le temps de revenir sur la route en gravier. Bref, je n’ai aucune photo car je devais nous ramener en vie. Mon ami à lui même-pris les photos de l’auto sur le chemin de glace… je ne serais pas plus fière de vous les montrer… bref, nous étions sains et sauf et sommes revenus en un morceau. Cela m’apprendra à être téméraire…

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Je ne saurais pas comment j’aurais fini tout ça si je n’avais pas gardé mon sang froid. J’y repense et ma gorge se serre automatique. Malgré tout, mon ami m’a dit que c’était la plus excitante aventure de son voyage… autant il a eu peur… autant il a trippé… dans mon cas … je ne sais pas quoi penser… Malgré qu’il voulait y retourner à pied, j’ai pris ma décision de revenir sur la N1 car j’étais en choc. Nous sommes repartis vers Jökulsárlon n’ayant pas vu Skálafellsjökull… une bonne chose finalement…

La route N1 était beaucoup plus plaisante à rouler.

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Nous sommes finalement arrivés à Jökulsárlon vers les 13h00. Pour la 3e fois, je me suis rendu à cet endroit magnifique pour y prendre encore et encore des clichés. J’ai marché avec Daniel et après nous avons mangé une pointe de tarte délicieuse au Café Jökulsárlon. Il était temps pour moi de repartir et après avoir fait mes adieux à mon ami Américain, je suis repartie vers Kirkjubæjarklaustur. Entre temps, j’y ait vu 3 glaciers (les routes étaient bonnes et non trompeuses cette fois ci).

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Le premier endroit était Fjallsárlon (comme Jökulsárlon) mais pour le glacier Fjallsjökull une autre langue du gros glacier Vatnajökulsþjóđgarđur. Oufff il y en a des mots… Cet endroit était super ! J’ai adoré la prestance de ce glacier, surtout qu’il est au-dessus du volcan Öræfajökull, le plus grand volcan actif du pays. Juste à côté, on retrouve Hvannadalshnúkur le plus haut sommet en Islande avec ses 2,110 mètres. Le temps n’était pas trop clair alors je n’ai encore jamais vu ce fameux sommet. Fjallsárlon est moins touristiques et tout aussi beau que Jökulsárlon !

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J’ai ensuite fait un arrêt pour voir une autre langue de glacier, Kviárjökull.

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Puis, j’ai finalement terminé la journée avec le Glacier Svinafelljökull. À ce moment-là, la température a complètement changée. Les routes étaient enneigées, on ne voyait pas grand-chose au loin et il commençait à faire froid. Malgré tout, j’ai été voir ce dernier glacier de la journée.  Le glacier semble-t-il est facile à grimper mais malgré sa petite taille, il n’est pas sans dangers. En Août 2007, deux Allemands, âgé de 25 et 30 ans, ont disparu. Il y a d’ailleurs une plaque commémorative érigée à l’entrée. Je ne me suis pas aventuré trop loin, j’avais bel et bien retenue ma leçon du matin.

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Après 40 minutes de marche sous la pluie/neige pour voir le glacier, j’ai enfin pris congé de la chasse aux glaciers. C’était vraiment une belle expérience et je crois que c’est un MUST à faire si vous allez en Islande en Hiver ou Été. J’ai enfin repris la route en conduisant deux bonnes heures sous une route enneigée et glacée. Me voila de retour à Kirkjubæjarklaustur à 17h00. Je cherchais activement l’auberge mais je me suis finalement résolue à demander mon chemin à la station essence. On m’a donc donné le chemin à prendre pour me rendre à Thykkvibær Guesthouse, situé au fin fond des champs (il y a pas de bois). Avec la tempête de neige dehors, ce n’était pas facile de s’y rendre. Après avoir fait mon check-in à la maison principale du propriétaire, il fallait se rendre un peu plus loin dans les champs pour l’autre bâtisse. Seule ce soir, je soupe encore des pâtes (Faut bien finir son sac de pâtes !) avec sauce tomate (pas mangeable). J’ai opté pour une nouvelle recette pâtes sauce à steak trouvé dans le fond du frigidaire… pas pire pantoute !

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La soirée était tranquille, j’écoutais la radio Islandaise ne comprenant aucun mot mais ça donnait vie à l’endroit. J’ai mangé et poursuivis la rédaction de mon journal et pris le temps de regarder les attractions à voir pour le lendemain. 23h00, je me suis couchée.

Thykkvibær Guesthouse est situé au milieu de nulle part. En fait, il faut prendre une petite route (la 204) qui est avant OU après le pont à Kirkjubæjarklaustur . Il faut rouler plus de 15 minutes sur la route et tourner à la sortie Thykkvibær II-III. Il faut absolument un véhicule pour s’y rendre. Pour faire le check-in, il faut aller à la maison principale payer au propriétaire. On rencontre la propriétaire qui est bien sympathique et on peut payer par carte de crédit ou argent comptant. On est bien accueillis par la propriétaire qui nous explique les règles et comment fonctionne l’endroit. Elle m’a aussi donné la clé de la chambre. Ensuite, il faut reprendre son véhicule et aller à une bâtisse plus loin qui est l’auberge. Il y a des places de stationnement et l’endroit est très chaleureux. Il y a une salle à manger, un coin sofa et repos avec une belle cuisine bien équipée. Ma chambre était la 6, comprenant un petit lit bien confortable. Les toilettes et installations sont propres. Il y a le service Wi-Fi avec Code mais l’internet un peu lent, ce qui n’est pas tant grave. J’ai adoré mon séjour d’une nuit et recommande l’endroit à tous qui veulent un coin paisible. C’était l’auberge la moins des environs pour la nuit.  

 

Jour 11 – Hjörleifshödi & Vik & Reynisdrangar & DC 3 Plane & Skogar

 

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