Jour 2

Cette journée était destinée à parcourir la plus longue distance du Sentier avec plusieurs dénivelés en chemin. Nous avons quitté le Refuge à 08h00 le matin.

KM 37,7 (Refuge Coopérative Laterrière) au KM 33,5 (Camping Cyriac Buckell)

Les premiers kilomètres se sont passés en hauteur ayant peu de différence en élévation sous la pluie et dans une forêt dense. Ce n’était pas très intéressant à cause du mauvais temps, mais il annonçait des éclaircies en après-midi. Notre linge et nos bottes étaient déjà mouillé. En fait, on ne savait pas si c’était l’eau venant de la pluie ou de notre sueur. Entre le KM 36 et 35, nous nous sommes ravitaillé en eau pour un bon bout de la journée. Cette première partie était très bien aménagée. Nous avons traversé deux points de vue offrant beau panorama sur le Lac avant de traverser le pont suspendu de 23 mètres  (pont Potvin et Bouchard) qui enjambe la rivière Cyriac. Le sentier descend tranquillement au niveau du Lac, traversant le camping Cyriac Buckell (Bateau 14). Cet endroit était magnifique. Il est même possible de s’y rendre en kayak ou bateau pour y camper. Le camping contient 4 emplacements, 1 lean-to pour 6 personnes, une table à pique-nique sous un abris couvert et une toilette sèche.

Savez-vous qui est Cyriac Buckell ?

Cet homme est en fait, le premier résident à venir s’établir sur ce territoire du Lac Kénogami. Il se serait installé dans le secteur dans les années 1829. Dans le temps, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean était un fief de la compagnie de la Baie d’Hudson. La compagnie interdisait l’entrée des colons mais Buckell adopta le mode de vie amérindien pour y rentrer. Il a résidé à Pointe au Sable et fût considéré  comme le premier  »squatter » de la région.

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KM 33,5 (Camping Cyriac Buckell) au KM 25,5 (Camping Mc Donald)

Cette partie fût la plus dure de tout le sentier au grand complet ! Juste y repenser me donne mal aux mollets. Dès que l’ont traverse le camping, le sentier monte abruptement pendant près de 1km pour finalement aboutir au sommet avec un petit point de vue. C’était glissant et très apique, il était presque impossible de s’y arrêter… des plans pour y perdre l’équilibre. C’était une partie très intense donnant un bon défi à ceux et celles qui la traverse. Bref, j’étais bien contente de monter cette partie que de la descendre (pour aménager mes genoux). Au moins, nous avons pu prendre notre souffle au sommet avec un petit point de vue (KM 33).

La deuxième partie la plus dure de la journée était entre le KM 30 et 26. Le corps épuisé, les pieds endoloris. Il fallait encore grimper en altitude et redescendre une autre montagne avant de longer le Lac. Je commençais à avoir hâte d’arriver au deuxième refuge pour reposer mes pieds et mon genoux qui commençait par élancer. Le restant du sentier se faisait de  »Up and Down » passant par deux autres points de vue dont le plus intéressant est celui ou l’on traverse les lignes électriques au KM 29,8 à la Pointe aux Bouleaux. Nous avons pris un temps d’arrêt à cet endroit magnifique profitant du soleil qui s’est pointé le bout du nez à ce moment-ci de la journée. Nous avons descendus en altitude suivant un chemin de 4X4 poursuivant dans un sentier en forêt.

Les derniers kilomètres se sont fait en bordure du Lac. J’ai vraiment aimé cette partie du sentier surtout que la température devenait plus clémente. Au KM 25,5 on arrive à la rivière McDonald où l’on trouve deux plates-formes pour y camper ainsi qu’un abris trois murs pour y dormir. Ce camping n’était pas en bordure du lac comme les autres mais avait un petit  »je ne sais quoi ». Il était situé en forêt où la tranquillité régnait. Le camping est situé à 100m du Lac Kénogami, où on peut y avoir accès en bateau ou en kayak. Le camping contient 4 emplacements, 1 lean-to pour 6 personnes, une table à pique-nique sous un abris couvert et une toilette sèche.

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KM 25,5 (Camping Mc Donald) au KM 22 (Refuge Abitibi Consolidated)

Les derniers kilomètres menant au 2e refuge étaient relativement faciles malgré que j’étais épuisée et trempe de sueur. Nous avons fait notre ravitaillement d’eau au KM 24 et avons poursuivis notre chemin jusqu’au Bateau 10. Nous étions arrivé à cet endroit vers les 18h00. Cet endroit était magnifique ! Si vous avez à vous arrêter pour contempler le lac, c’est l’endroit idéal. Contrairement aux autres voie d’accès via le lac (les Bateaux) qui sont plus rocailleux, cette place avait du sable fin. Nous avons décidé de nous baigner (plutôt nous laver) dans l’eau froide du Lac et de profiter de ce moment pour nous reposer. J’ai vraiment adoré cet endroit et y serait resté plus longtemps. Le temps filait et nous avons tenté de nous sécher rapidement avant d’entreprendre le dernier kilomètre nous amenant au Refuge Abitibi Consolidated. Ce dernier kilomètre était en plein marais et nous avons servis de festin à nombreux moustiques du coin. Finalement arrivé au Refuge, nous avons pris le temps de s’installer. Le refuge Abitibi Consolidated est situé en plein marais, il peut accueillir jusqu’à 10 personnes. Il contient un poêle à bois, une table à dîner, plusieurs chaises et une toilette sèche non loin.

Arrivé au refuge nous avons pris le temps de se changer pour la soirée pour y faire sécher notre linge de la journée et avons préparé notre lit. Nous avons fait la lecture du Cahier des visiteurs tout en relaxant dehors sur le balcon. Malgré qu’il n’y avait aucune vue c’était selon moi, le plus beau chalet. Nous avons préparé notre souper et avons observé les libellules et chauve-souris chasser les moustiques avant la tombée de la nuit.

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Pour continuer l’aventure, allez voir notre 3e journée !

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