Jour 12 – 06 Avril 2015

Ce matin, je me suis réveillée tôt pour admirer la ville de Londonderry. J’ai passé au travers de la ville en marchant sur les remparts de l’une des plus anciennes planifications urbaine de l’Irlande. Conçue en 1545 par un français et un italien, elle suit le plan d’un camp militaire romain avec deux grandes rues perpendiculaires et quatre portes à l’extrémité. Prenant nombreuses photos des monuments et fresques de la ville qui relatent nombreux événements : 1969 avec la bataille de Bogside, le Free derry et en 1972 avec le Bloody Sunday….

La ville de Derry représente un lieu important de l’histoire irlandaise, il y a eue toujours eu d’importantes résistances républicaine qui se sont manifestées durant les dernières années.

Mais c’est dans les années 1960 que la ville exprima le plus sa farouche résistance envers les Britanniques. Les troubles débutent en 1969 avec les barricades montées dans le Bogside (une banlieue de Derry, bastion catholique républicain, fief de l’IRA). Les affrontements avec l’armée britannique dureront plusieurs jours. Une fresque orne d’ailleurs un des murs du Bogside représentant un jeune avec une Petrol Bomb. 

Il y eut ensuite le Bloody Sunday au cours duquel 14 personnes furent tuées par l’armée britannique le 30 janvier 1972. Une manifestation pour les droits civiques était organisée lors de cette journée et ce, malgré l’interdiction faite par le gouvernement britannique. Après un départ du quartier de Creggan, cette marche comprenant vingt-sept manifestants redescendit vers le quartier de  Bogside. Au niveau de Rosville Street et de Glenfada Park, les militaires commencèrent à tirer sur les manifestants. Quatorze hommes, dont sept adolescents, sont morts immédiatement et un autre homme est décédé quatre mois et demi plus tard, à la suite des blessures reçues ce jour-là. Quatorze personnes furent également blessées, douze par balles et deux écrasées par des véhicules militaires.

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Après cette visite historique, j’ai pris la route pour aller dans le comté d’Antrim. J’ai brièvement visité le Dunluce Castle. Le Dunluce Castle a été bâtit au XIVème siècle, dans le comté d’Antrim, le château bénéficiait alors d’une situation géographique qui le rendait imprenable par ses assaillants. Les anglais s’en sont pris au château en 15845 et décidèrent de fortifier le bâtiment. En 1639, une tempête détruisit partiellement le château. Face à ce désastre, les habitants des lieux décidèrent d’abandonner le château. C’est d’ailleurs ce fameux château représentant la maison des Greyjoy, dans la série populaire  Game of Thrones. 

 

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Ma plus belle expérience de la journée s’est fait à La Chaussée des Géants. Je recommande fortement cette attraction car nous pouvons avoir un audio guide en français qui explique tout sur la chaussée des géants. La visite dure plus de 2 heures.

 

La Chaussée des Géants

Il y a environs 60 millions d’années, lorsque l’Europe et l’Amérique se sont séparé, une fissure s’est accompagnée d’activité volcanique. La lave en fusion s’est déversée sur ce qui est actuellement l’Irlande du Nord et l’Écosse. La constitution de cette lave est le Balsate. Il s’est refroidis avec le temps : c’est alors que des cristaux se sont brisés à la période glaciaire et ont été érodés par l’Océan Atlantique. Les Colonnes mesurent jusqu’à deux mètres de haut. et se compose de  »tablettes » de balsate de près de 36 centimètres d’épaisseur.

 

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La Légende de Finn MacCool

La légende raconte qu’un géant irlandais du nom de Finn MacCool voulait se battre contre Benandonner, un géant Écossait. Il n’y avait aucun bateau assez grand pour transporter les deux hommes. D’après la légende, Finn MacCool a alors construis, à l’aide de colonnes de pierre,  une chaussée reliant les deux pays. Benandonner releva le défi et emprunta cette voie en traversant la mer jusqu’en Irlande à la rencontre de MacCool. La femme de Finn MacCool aperçu que l’homme était bien plus fort que son mari et elle décida de déguiser son géant de mari en bébé. Quand Benandonner cogna à la porte de Finn MacCool  il vit le « bébé » et prit peur. Il s’est dit que si l’enfant était aussi gros et grand, il ne préférait pas rencontrer le père. Il rebroussa chemin en direction de l’Écosse. Pour être sûr de ne pas se faire suivre, il détruisit la chaussée derrière lui. En Irlande, il ne reste donc que les pierres qui constituent la Chaussée des Géants. Depuis plus de 300 ans, cette histoire est racontée aux jeunes irlandais pour expliquer l’origine de la Chaussée des Géants.

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Le Visitor Center 

Le bâtiment du Centre des Visiteurs fond dans le décor des plis du paysage naturel, une tache grise sur une palette de couleurs de terre verte. De l’extérieur, on dirait que c’est la représentation exacte de la chaussée des géants avec des colonnes de balsate.  Le toit est en pente d’herbe ressemblant à un rocher couvert de mousse. En fait, les architectes de Dublin (heneghan.peng) ont remporté la commission pour concevoir le bâtiment dans une compétition. La conception du Visitor Center vient de l’inspiration du passé préhistorique de l’attraction.  

Une fois à l’intérieur du bâtiment, on peut vraiment commencer à apprécier son ingéniosité. Endroit vaste, étrangement caverneuse, on est en partie dans la terre (souterrain). Il y a trois zones : restaurant, commerce  et centre d’interprétation. Dans la zone d’exposition, on découvre  la science et l’histoire entourant la Chaussée des Géants à travers plusieurs vidéos, photos et expositions interactives.

On y retrouve un réseau de sentiers de randonnée sur le site de la Chaussée des Géants. Le sentier bleu est la voie traditionnelle pour aller voir les pierres. Le sentier jaune est la route Ulster. ‘Ulster Way’, est un sentier de 1000 km traversant l’Irlande du Nord, en fait, le sentier jaune n’est qu’une partie de ce sentier. L’itinéraire rouge longe le sommet d’une falaise, offrant de belles vues sur les baies.

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Continuant mon chemin, passant sur des routes me laissant un panorama indescriptible au point d’en avoir le souffle coupé, je suis finalement arrivé dans une autre destination un peu hors de l’ordinaire. Carrick a Rede Rope Bridge. Pour ceux qui souhaitent un peu de sensations fortes (vertige), le pont de corde suspendu de 20m de long et 1m de large relie les falaises à la petite île de Carrick a Rede le tout à 30m au dessus de la mer et des rochers. J’ai plus ou moins aimé cette visite car il y a beaucoup de temps d’attente pour traverser le pont et … le retraverser.

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N’ayant plus ou moins apprécié l’expérience, je me suis dépêcher pour prendre la route sur la côte d’Amtrim ou je pouvais apercevoir au loin l’Ecosse et longer l’Océan tout en traversant des petits villages.

La journée s’est terminée à Belfast ou je suis installé au Paddy’s Palace Belfast. Je me suis installé dans ma chambre et pris la poudre d’escampette en direction du centre-ville de de Belfast. Carte de la ville en main, j’ai marché quelques temps dans les nombreuses rues principales. Je me sentais bien et relax. Il était relativement tôt le soir et j’en ai profité pour manger dans un restaurant portugais. Pour digérer le tout et en voulant relaxer, je me suis présenté au Complexe Cinéma de la ville et pris un billet pour y voir Cendrillon. Je me suis installé confortablement dans la salle, j’ai écouté le film tout en mangeant des bonbons, c’était comme à la maison. Le soir, la ville de Belfast est très animé. Beaucoup de gens bien se ramasse dans les bars, pubs et clubs jusqu’aux petites heures de la nuit. Bref, avec la journée que j’ai eue, j’ai tombé dans les bras de Morphée.

 

Pour lire mon aventure à Belfast, voyez Jour 13 – Visite à Belfast, Titanic Belfast Experience, City Hall, Belfast City Sightseeing Tour, Mur de la Paix

 

Voici le petit vidéo de mon Voyage au Nord de l’Irlande !

 

 

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