Ce matin, nous sommes partis à la découverte de St. John. Au fil de notre trajet en bus, nous avons d’abord et avant tout fait un petit arrêt au Mémorial Terry Fox. L’endroit marque le Mile 0 du célèbre Marathon de l’espoir de Terry Fox. C’est à cet endroit, le 12 avril 1980, que le jeune athlète de 21 ans a trempé sa jambe artificielle dans l’océan Atlantique avant d’entreprendre sa traversée du Canada afin d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer. Chaque année, on retrouve des courses Terry Fox, organisées partout dans le monde. Ces évènements permettent d’amasser des centaines de millions de dollars pour la recherche contre le cancer.
Poursuivant notre chemin, notre guide Marie-Hélène nous a appris que St. John occupait une place importante dans l’histoire coloniale de l’Amérique du Nord. Pendant plusieurs siècles, Français et Britanniques se sont disputé le contrôle de Terre-Neuve en raison de ses riches zones de pêche et de son emplacement stratégique sur l’Atlantique. L’un des événements marquants de cette rivalité fut la bataille de Signal Hill, en 1762. La victoire britannique lors de cet affrontement permit à la Grande-Bretagne de conserver définitivement la possession de St. John’s et de Terre-Neuve.
Aujourd’hui, Signal Hill demeure l’un des sites historiques les plus emblématiques de la ville et est un endroit qui occupe une place importante dans l’histoire du Canada et des télécommunications. C’est ici qu’en 1901, Guglielmo Marconi reçut le premier signal télégraphique sans fil transatlantique, une avancée technologique qui allait changer le monde. Il aurait reçu le signal de la lettre « S ».
L’endroit est magnifique. Il y a plusieurs sentiers sur place offrant de nombreux points de vue. Malheureusement, par manque de temps, je n’ai pu en faire tant. Il est aussi possible de visiter le centre d’information Parc Canada ou une exposition intéressante est offerte au public.
Après cette plongée dans l’histoire, nous avons passé rapidement au village de Quidi Vidi. J’ai particulièrement aimé cet endroit pittoresque. Ce charmant village de pêcheurs, niché autour d’un petit port naturel appelé The Gut, semble figé dans le temps avec ses maisons colorées, ses quais et ses bateaux de pêche. Quel bel endroit pour y rester quelques temps, profiter des sentiers, prendre une bière à la microbrasserie, prendre un repas de truck food et encore !
L’histoire de Quidi Vidi remonte au début des années 1600, lorsque des pêcheurs venus du sud-ouest de l’Angleterre y installaient des « fishing rooms » pour transformer la morue. Au fil des décennies, plusieurs d’entre eux s’y sont établis de façon permanente, faisant de Quidi Vidi l’une des plus anciennes communautés de pêche de Terre-Neuve.
Après cette visite, nous avons dîner et pris la poudre d’escampette vers Cape Spear, le point le plus à l’est de l’Amérique du Nord. Cet endroit possède quelque chose de particulier : lorsque l’on regarde vers l’horizon, l’Europe est plus proche que Vancouver. Cape Spear offre des panoramas absolument saisissants avec son phare, ses falaises escarpées et le bruit des vagues qui créent une atmosphère à la fois paisible et impressionnante. J’y ait même vu des baleines. Sincèrement, nous ne pouvions pas tomber mieux, le soleil était parmi nous et offrait vraiment une vue magnifique des environs.
Je pourrais vous en parler plus, mais : << Ce qui reste à Cape Spears, reste à Cape Spears !>>
En fin de journée, notre parcours nous a également menées à travers le centre-ville et les vieux quartiers de St. John où les célèbres maisons colorées apportent une touche de gaieté aux rues escarpées. Bon… je crois que sur les photos « google », il y a un peu de photoshop. Les maisons sont belles et bien colorées mais Oh my god on retrouve des fils électriques partout devant ces belles maisons. Cela enlève le cachet… J’ai essayé tant bien que mal de prendre de beaux clichés de ces maisons.
Pour notre dernière soirée, nous avons profité pleinement de l’ambiance chaleureuse de la capitale. En me promenant dans ses rues, je réalisais à quel point St. John’s possède une personnalité unique. Cette journée était vraiment parfaite ! Le soir, nous avons mangé au Yellow Belly Brewery.

La brasserie est installée dans le bâtiment historique de Yellow Belly Corner, au coin des rues Water et George, en plein cœur du quartier historique. L’édifice, reconstruit après l’incendie de 1846, fait partie des rares bâtiments commerciaux à avoir survécu au Grand Incendie de 1892, une des.plus grande tragédie de St. John. En moins de 12 heures, plus de 2 000 bâtiments sont détruits et près de 11 000 personnes, soit les deux tiers de la population, se retrouvent sans abri. Une triste histoire.
Yellow Belly vient des immigrants irlandais du comté de Wexford, surnommés les Yellowbellies. À St. John’s, différentes communautés irlandaises se retrouvaient à cet endroit et parfois il y avait des rivalités qui tournaient parfois à la bagarre. Ce carrefour a donc pris le nom de Yellow Belly Corner.
Notre dernière soirée s’est terminée sur une note de joie, remplie de fous rires et de beaux souvenirs. Demain, ce sera le retour au Bercail.
Jour 12 – Retour au bercail – 11 Juillet 2026

































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