Ce matin-là, nous avons repris la route en empruntant la célèbre piste des Vikings, pour revenir sur nos pas. À Terre-Neuve, la péninsule du Nord est très montagneuse, boisée et peu peuplée. Les villages sont dispersés le long du littoral et il y a très peu de résidents à l’intérieur des terres. Construire et entretenir plusieurs routes coûterait extrêmement cher pour une population relativement faible. Ce pourquoi nous n’avons pas pu emprunter un autre itinéraire.

Notre destination du jour est Port au Choix, un lieu incontournable pour tous ceux qui s’intéressent aux premiers peuples ayant habité l’Amérique du Nord. Bien avant l’arrivée des Européens, cette péninsule constituait déjà un site de rassemblement important pour différentes cultures autochtones.

Nous avons fait la visite du Lieu historique national du Canada de Port au Choix. L’endroit nous a permis de découvrir l’un des plus importants sites archéologiques du pays. Nous avons regardé les expositions et avons rencontré Raphaël, un québécois originaire de Montréal qui nous a fait une présentation qui nous a permis de mieux comprendre la vie des peuples qui occupaient ces côtes bien avant l’arrivée des Vikings et des explorateurs européens.

Ce qui m’a particulièrement impressionnée, c’est la richesse des artéfacts mis au jour par les archéologues. Des lances en ardoise, des harpons, des outils de chasse ainsi que de nombreux objets du quotidien qui témoignent de l’ingéniosité de ces populations qui vivaient en étroite relation avec la mer.

Au fil de la visite, nous avons appris comment ces peuples avaient développé des techniques remarquablement efficaces pour chasser le phoque dans des conditions extrêmement difficiles. La mer représentait à la fois une source de nourriture, de vêtements, d’outils et de matériaux essentiels à leur mode de vie. Chaque artéfact raconte une histoire de résilience, d’adaptation et de savoir-faire transmis de génération en génération.

Port au Choix offre également des paysages magnifiques. Les falaises, les prairies côtières et les vues sur le golfe du Saint-Laurent ajoutent une dimension toute particulière à la visite. En observant l’immensité de l’océan, il devient facile de comprendre pourquoi cet endroit a attiré des populations humaines depuis des millénaires.

Puis, avant le dîner, nous avons fait une petite randonnée a Phillip’s Garden. Le sentier offre des vues spectaculaires sur le golfe du Saint-Laurent, les falaises calcaires, les landes balayées par le vent et la mer. Il faut compter environs 1.3km pour se rendre à deux sculptures en métal faisant référence aux peuples autochtones.

Après une heure en plein air, nous étions prêt à manger. C’est au Anchor Café que nous avons fait notre paude dîner. Il faut savoir que cet endroit est l’une des adresses gourmandes les plus appréciées de la côte ouest de Terre-Neuve. Le restaurant est réputé pour son ambiance chaleureuse et son accueil typiquement terre-neuvien. Les portions sont copieuses et les ingrédients proviennent souvent des pêcheurs locaux.

Nous avons terminé notre journée à Cow Head. Comme plusieurs communautés de Terre-Neuve, Cow Head est profondément lié à la mer. La pêche a longtemps constitué le pilier de l’économie locale et fait toujours partie de l’identité du village. En se promenant dans les environs, on aperçoit des quais, des bateaux de pêche et des panoramas maritimes qui témoignent de cet héritage bien vivant.

C’est au Shallow Bay Motel que nous avons passé la nuit, un établissement reconnu pour son emplacement exceptionnel à proximité de la magnifique plage de Shallow Bay.

Ayant 1h30 devant moi, j’en ai donc profité pour marcher près de 5km pour me rendre au Cow Head Lighthouse, qui est l’un des symboles du village. Construit en 1909, il guidait autrefois les bateaux de pêche qui naviguaient le long de cette côte souvent balayée par le brouillard et les tempêtes. Le phare a été désaffecté en 1988, puis restauré en 2002 afin de préserver ce précieux témoin du patrimoine maritime de Terre-Neuve. Pour atteindre le phare, on emprunte un petit sentier, une boucle d’environ 1,5 km qui traverse des landes côtières et mène à plusieurs points de vue sur le golfe du Saint-Laurent. Le sentier permet d’admirer les falaises, les oiseaux marins et, à la bonne saison, des baleines ou même des icebergs au large.

De retour au motel, j’ai mangé avec le groupe et profiter du reste de la soirée pour me reposer. Ce fut une nuit un peu spéciale… je suis tombée malade… le repas n’a pas passé et la gorge me titille un peu… pourtant je n’ai pas pris froid. À suivre !