Après une nuit courte, nous entamons la plus longue journée du voyage. Dès l’aube, nous nous rendons à l’aéroport María Reiche Neuman, baptisé en hommage à la célèbre chercheuse des lignes de Nazca. Cet endroit marque le point de départ idéal pour découvrir ce chef-d’œuvre mystérieux de civilisation pré‑inca.

Nazca est réputée mondialement pour ses géoglyphes — gigantesques tracés au sol représentant des animaux, des plantes et des motifs géométriques visibles uniquement depuis le ciel. Leur origine et signification demeurent énigmatiques, mais sont souvent interprétées comme un calendrier astronomique en lien avec l’agriculture, un témoignage éloquent de la sophistication des sociétés pré‑incas.

La majorité du groupe ont choisit un vol en petit avion de six places. L’enregistrement nécessite le passeport, une pesée (moment légèrement stressant, avouons-le !) et, ce matin-là, un léger retard à cause du brouillard persistant jusqu’à 9 h.

Pendant ce temps, une participante préfère découvrir les lignes autrement : elle se rend à deux miradors avec un chauffeur-guide francophone et visite le musée Maria Reiche. Ce petit musée, ouvert en 1994 dans l’ancienne maison de la chercheuse, présente ses plans, cartes, photographies, outils et une maquette didactique des géoglyphes. Maria Reiche, mathématicienne et archéologue allemande-uruguayenne, a dédié sa vie à la documentation et à la préservation de ces œuvres jusqu’à son décès en 1998. Son rôle fut crucial pour faire reconnaître le site comme patrimoine mondial par l’UNESCO en 1994. C’est donc a cet endroit qu’elle installa ses plans, cartes, modèles, photographies, outils et même sa célèbre maquette didactique des géoglyphes. Bref, elle y réalisa ses recherches principales sur les dessins de nazca, avant son décès en 1998. Sa tombe et celle de sa sœur Renata se trouvent dans le jardin attenant. Lorsque notre voyageuse est revenue de son excursion, je n’avais pas encore pris mon envol, j’ai donc appris de cette excursion qui pour moi serait aussi un MUST à faire dans nos prochains voyages.

Après 2 bonnes heures d’attente, De retour, je prends place dans l’avion aux côtés de deux compagnes pour un vol de 25 minutes. Le début du trajet est magique, jusqu’à l’atterrissage… disons que j’ai eu besoin d’un fidèle sac en plastique — je suis la seule à avoir eu cette mésaventure 😉. Rassurez-vous, aucun autre passager n’a eu de soucis, preuve que l’activité reste très appréciée.

13h30, nous quittons Nazca en bus via la Panaméricaine pour partir vers Arequipa, longeant le Pacifique. La différence entre le désert aride et l’immensité de l’océan est visuellement saisissante. Nous faisons une halte à Yauca, célèbre pour ses olives prisées au Pérou, dégustées localement — souvent accompagnées de plats traditionnels comme la papa a la huancaína.

Au Pérou, étendu près de l’équateur, le soleil se lève à 6 h 00 et se couche vers 18 h 00 : les journées ne durent que 12 heures. Nous entamons donc une traversée nocturne d’environ 565 km, sur des routes sinueuses longues de 9 à 10 heures.

Notre itinéraire prévoit une arrivée à Arequipa aux alentours de 2 h 30 du matin, après une journée riche en émotions, entre vol, découvertes, saveurs locales et nuitée roulante. Cette expérience nocturne était épuisante. C’est donc à l’hôtel Majestad Astorga, niché dans le quartier historique de Yanahuara, à seulement 5‑10 min à pied de la Plaza de Armas d’Arequipa que nous avons dormi que quelques heures.

L’hôtel fait parti d’un charmant bâtiment colonial restauré datant du XIXᵉ siècle, et se distingue par son ambiance traditionnelle, ses patios fleuris, galeries en fer forgé, fontaines et carreaux anciens. Les chambres spacieuses et modernes. Les lits sont douillets mais bien sûr, à 2h00 du matin, il fait froid ! J’ai dormi toute habillée. Le petit‑déjeuner buffet, servi de 7 h à 9 h, propose des fruits frais, œufs, céréales, yaourt et pains locaux, pour bien démarrer la journée.