Étant donné que je n’ai pas eu le temps de grimper les dunes hier, je me suis levée tôt le matin pour voir le lever de soleil. Le groupe s’est joint avec la guide et nous étions 4 à grimper au sommet de la plus haute dune. De là, la vue était époustouflante. Nous avons profité d’une magnifique vue sur le désert de Gobi et d’un des plus beaux levés de soleil jamais vu.
De bas des dunes, il nous faut environs 45 minutes pour arriver au sommet, ce n’est pas de tout repos. Chaque pas en avant est suivi d’un recul, et à mesure que l’on s’approche, le vent cisaille la dune et nous couvre de sable. Le temps passait trop vite. Je serais tellement aimé rester une autre journée complète ici. C’est mon coup de cœur du voyage.
Une fois le soleil levé, je suis reparti au campement pour ranger les équipements. On est repartis dans un étroit corridor sur l’immense plaine de Chandmany en direction du Canyon de la réserve naturelle de Yoliin Am qui a une élévation de 2500m. Cet endroit est reconnu pour être un refuge de Gypaètes Barbus, un oiseau très rare et ne vit qu’en Asie centrale, qui vole à 1500 à 3000 mètres dans les airs, et niche à au moins 2000m d’altitude.
Dans le parc, on retrouve aussi la montagne Gobi Gurban Saikhan qui termine la chaîne de montagnes Gobi Altai. La montagne a beaucoup de belles vallées. C’est formidable de voir la vallée verdoyante et de respirer l’air frais de l’été chaud du désert de Gobi. La vallée a été érodée par le ruisseau Yol qui gèle en hiver, formant jusqu’à 8 mètres d’épaisseur de glace. Des falaises rocheuses spectaculaires et des canyons étroits fortement ombragés laissent la glace rester jusqu’au début du mois de juillet.
La vallée de Yol a été créée à l’origine pour conserver les oiseaux de la région. Mais il est maintenant plus célèbre pour ses paysages spectaculaires. Le canyon profond avec de nombreuses falaises rocheuses, a été créé par de nombreuses années d’érosion hydrique est en fait l’un des secrets naturels du parc national de Gobi Gurvan Saikhan. Situé à une hauteur de 2500 mètres (8202,10 pieds), Yol Canyon forme une gorge si profonde et si étroite que seules deux personnes peuvent passer à certains endroits. Bien que le soleil brille beaucoup dans cette région, le canyon reste sombre, de sorte qu’au fond, une partie de la rivière reste presque toute l’année recouverte d’une épaisse couche de glace.
Pour arriver au canyon, il faut parcourir 4 km de randonnée aller-retour. La première randonnée de 1,5 km est douce tandis que les 500 derniers mètres sont sur la surface rocheuse, en sautant par-dessus le ruisseau à quelques reprises. L’endroit est pas mal trop touristique à mon goût. Cela fait vraiment bizarre de voir autant de Coréen se pavaner à dos de cheval pour 2km afin d’arriver au bout du canyon. Surtout que je marche à la même vitesse que les chevaux… je suis pratiquement arrivée avant eux ! Il faut savoir que la rivière Yoliin Am est gelée la majeure partie de l’année, en Août/Septembre, c’est le seul temps ou le glacier est pratiquement fondu.
Il est conseillé de prévoir des chaussures de randonnée et d’avoir en sa possession sa veste polaire ou son coupe-vent. À l’entrée, il y a un petit musée qui expose une petite collection de dinosaures, un énorme gypaète empaillé déployant ses ailes, des animaux empaillés de la montagne, de la steppe et du désert comme le renard et le léopard des neiges. Il faut débourser des frais d’entrée pour le musée et le parc.
Une fois le tour terminé, nous sommes repartis pour installer notre campement non loin du site. Comme expliqué par notre guide Zolo, il ne sera plus possible de faire de camping sauvage en Mongolie. Cela est dû aux nombreux déchets retrouvés dans la nature. En fait, la génération des Mongols nés en 1990-2000 n’ont jamais été éduqués ni conscientisé au recyclage et au déchets. Nombreux sont les villages et quelques endroits dont pullulent les cannettes et sacs de vidanges laissé en majorité par les Mongols même. Mais la faute tombe sur les touristes et afin de diminuer les déchets laissés dans la nature, le gouvernement est donc sur le projet d’interdire le camping sauvage. Il faudra désormais installer les campements dans des endroits attitrés soit les camps de touristes. De nos jours, les Mongols sont éduqués sur les effets néfastes de la pollution.

Je profite donc de ses derniers moments en nature dans le désert de Gobi non loin du site de Yoliin Am. J’installe ma tente sous un vent frais et peu de soleil. Je tombe malade en fin de soirée après le souper. J’ai de la misère à manger, j’ai des crampes, mal de cœur sous la tente, visage boursoufflé, les yeux et le nez qui coule. C’était la pire nuit de tout mon voyage. J’ai pris deux mélatonines afin de m’endormir rapidement. J’ai hâte au lendemain.
Voyage en Mongolie : Jour 16 – Tsagaan Suvarga
















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