Planifier le sentier du West Highland Way peut être un vrai casse-tête, je ne vais pas vous mentir ! Oh lala … la première chose que je dois décider, c’est comment je vais faire ce long sentier. Il m’a fallu 1 an pour décider et plannifier ce  »trip d’une vie ». Au début, je voulais faire ce sentier seule, mais … après en avoir discuté avec mon frèrot, on a décider de parcourir plus de 150km ensemble.

Mais qu’est ce (Qui) la West Highlands Way et (Ou) est-elle située ?

Le West Highland Way est un sentier de randonnée de 154 km (96 miles) qui relie les Lowlands aux Highlands d’Écosse. C’est le trek de plusieurs jours le plus populaire du pays et il figure sur la liste de rêves de tout randonneur passionné. L’un de ses grands avantages, c’est qu’il peut se parcourir presque toute l’année. La nature sauvage de l’Écosse m’a séduite, surtout après avoir vu la série Outlander. Les Highlands ont complètement conquis mon cœur, je l’avoue et je sens que les prochains jours seront juste incroyables !

Le parcours de la West Highland Way est en réalité, relativement facile. Il y a peu de dénivelé sur l’itinéraire et il n’est pas nécessaire d’utiliser des bâtons de marche ni un équipement technique. Le dénivelé total du parcours, incluant son point le plus élevé (la Devil’s Staircase), est de 4 312 m. Le Conic Hill, lors de la deuxième étape, avec ses 361 m, est souvent un sujet fréquemment abordé sur les forums et blogues. Quant au point culminant du parcours (554 m) situé à la Devil’s Staircase lors de l’avant-dernière journée, il peut sembler redoutable, mais en réalité, il se franchit plus rapidement qu’on ne le pense et l’on se demande pourquoi il suscite autant d’inquiétude. La section la plus difficile du West Highland Way se trouve en réalité le long de la rive est du Loch Lomond, aux étapes 2 et 3. Beaucoup imaginent qu’il s’agit d’une promenade douce et agréable au bord du lac. Mais là, le parcours est plus technique. Le sentier longe de très près la rive, ce qui le rend plus exigeant. Il faut donc prévoire davantage de temps pour cette portion.

Mais (Quoi) amener sur la West Highlands Way ?

Pour moi, une carte de la West Highland Way est indispensable, que ce soit une carte seule ou incluse dans un bon guide. Certaines cartes présentent l’itinéraire en plusieurs sections sur une seule feuille, ce que je trouve très pratique pour visualiser l’ensemble du parcours.

Mes essentiels : Lunette solaire même si le temps en Écosse est très incertain ! Parlant de beau temps, je vais aussi apporter de la crème solaire pour les journées ensoleillées ! Une lampe (frontale) avec piles de rechange, de la nourriture d’urgence (collations énergétiques comme chocolat, fruits secs, barres), un couteau suisse ou un multi-outil, une montre avec alarme, chargeur à téléphone solaire, du  »tape gris » robuste pour des réparations d’urgence (bottes, sac, etc.).

J’ai aussi une petite trousse de premiers soins de voyage. J’espère ne jamais en avoir besoin, mais je préfère être prête. J’amène avec moi des antihistaminiques (piqûres et allergies), pansements pour ampoules (hyyyyyper important dans mon cas, mes pieds sont tellements moumounes), pansements, bandage, compresses stériles, lingettes, ruban adhésif médical, ciseaux, pince à épiler ou tire-tique (important aussi).

Même si plusieurs arrêts offrent des toilettes et des poubelles, je dois toujours être prête à ramasser mes déchets et à les transporter jusqu’à un point de collecte approprié. J’apporte donc des petits sacs de vidanges, idéalement biodégradables. Bien sur, je dois aussi m’assurer d’avoir suffisamment d’eau pour me rendre jusqu’au prochain point d’arrêt. Il existe aussi des points de remplissage gratuits le long du sentier.

Mon frère et moi avons discuté du choix de notre Sac à dos : la question est importante car la taille du sac dépend de la façon dont je décide de faire le trek. Si jamais vous faite le sentier :

  • En camping : on a besoin d’un grand sac (65 à 75 L) pour transporter tente, sac de couchage, équipement de cuisine, nourriture et vêtements.
  • En auberge ou refuge : un sac de 40 à 60 L suffit généralement, même si je peux apporter un sac de couchage ou un petit réchaud.
  • En hébergement avec services : je peux voyager plus léger avec un sac de 30 à 40 L, en transportant seulement l’essentiel (vêtements, trousse de toilette, trousse de secours, carte, etc.).

Dans notre cas, nous allons transporter un (1) sac de 40L et un (1) sac de 60L. Après avoir passé 20 ans avec mon ancien compagnon de voyage de 70L (Feu …sac de voyage) je suis rendue avec un nouveau compagnon de 60L, Gregory. Je vais peut-être faire le test de ma nouvelle acquisition !

Petit plus souvenir
Je ne savais pas, mais en cherchant sur Internet, il est possible aussi de se procurer un “passeport” officiel du West Highland Way pour collectionner des tampons tout au long du parcours … moi qui capote sur les étampes de passeport ! Je vais être servie avec ce beau souvenir de mon aventure !

Comment faire la West Highland Way ?

Il existe plusieurs façons de faire la randonnée du West Highland Way. On peut le faire avec un guide, en formule autoguidée ou complètement en autonomie. Une fois que j’ai pris la décision de me lancer sur ce sentier mythique, j’ai décidé d’y aller par mes propres moyens. Le sentier du West Highland Way est très bien balisé. Honnêtement, il est presque impossible de s’y perdre, sauf en cas de mauvais temps. Si j’ai l’esprit d’aventure, que je sais lire une carte, utiliser une boussole, un GPS (ou une application) et que je prends les précautions de sécurité nécessaires, rien ne m’empêche de le faire en toute autonomie.

Le plus grand défi que j,ai vécu a été la réservation des hébergements. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs randonneurs choisissent une formule autoguidée : ils marchent seuls, tout en évitant le stress d’avoir à organiser et réserver chaque nuitée. Mais bon, aimant planifier des voyages comme conseillère voyage, j’ai pris quelques heures pour décider des hébergements (auberges jeunesses, hôtels et campings).

Pour mieux comprendre le parcours, j’ai fait comme d’habitude, j’ai ajouté toutes les étapes, calculé les distances, le dénivelé, les passages clés, et noté une foule de conseils glanés dans une multitude d’articles de blogue. Je me suis posé mille questions : combien de temps me prendrait chaque étape ? Est-ce que porter un sac à dos bien rempli allait me ralentir ou nuire à mon expérience ? Devrais-je opter pour un service de transport de bagages ? Quelle quantité d’eau devrais-je emporter chaque jour ? Quels étaient les plus beaux points de vue et y avait-il des sections moins intéressantes que je pourrais éviter ?

Quand faire le West Highland Way ?

Après avoir choisi comment faire le West Highland Way, la question suivante pour moi était : quand partir ? Et honnêtement, c’est une décision essentielle pour la réussite de mon aventure. On pourrait croire instinctivement que les mois d’été sont idéaux pour partir dans les Highlands… mais en réalité, c’est tout le contraire ! Les meilleures périodes pour moi sont avril, mai, septembre et octobre. Le mois de mai se réserve extrêmement vite, parfois jusqu’à un an à l’avance, donc mieux vaut planifier tôt. J’ai donc été très chanceuse !

Il vaut mieux éviter les mois d’été, car c’est à ce moment-là qu’apparaissent les fameux midges écossais, de minuscules insectes particulièrement envahissants qui peuvent vraiment gâcher l’expérience entre juin et août. Croyez-moi, ils ont une solide réputation ! Les midges sont de minuscules insectes piqueurs, un peu comme des moustiques. Ils piquent, mais ne transmettent pas de maladies. Ils pondent leurs œufs dans des zones humides comme les landes, les marécages et les tourbières. Une fois éclos, ils ne s’éloignent généralement pas beaucoup de leur lieu de reproduction. Même s’ils ne mesurent que 1 à 3 mm, leurs piqûres peuvent être très irritantes et, chez certaines personnes, provoquer de grosses réactions rouges et enflées. Contrairement aux moustiques, les midges ne piquent pas seuls : ce sont surtout les femelles qui se déplacent en nuées. Et quand on voit arriver un nuage sombre d’insectes… c’est assez impressionnant, voire un peu effrayant ! On ne remarque souvent pas le moment exact de la piqûre. On s’en rend compte après coup, lorsqu’une petite bosse rouge et très irritante apparaît, semblable à une piqûre de moustique. En plein été, certains randonneurs se retrouvent couverts de piqûres au point de ressembler à s’y méprendre à quelqu’un atteint de la rougeole !

Comment éviter les midges en Écosse

Les répulsifs anti-midges : Il est possible de se procurer des répulsifs avant de commencer le sentier, notamment à Milngavie, ou encore en cours de route dans la plupart des commerces. Des alternatives sans DEET, comme Skin So Soft d’Avon (très utilisé par les locaux) ou des produits à base d’eucalyptus citronné, sont de bonnes options. Le produit Smidge est d’ailleurs le répulsif le plus populaire en Écosse. On le trouve un peu partout le long du sentier.

Les head nets : Si vous faite le West Highland Way en juin, juillet ou août, un chapeau moustiquaire de tête est fortement recommandée. Ce n’est pas l’accessoire le plus élégant,mais vous ne serai pas seuls à en porter un… la plupart des randonneurs en auront aussi, donc on pourra tous avoir l’air un peu ridicules ensemble. Ce n’est vraiment pas agréable de parcourir le West Highland Way en pleine saison des midges, donc mon conseil est simple : planifier le trek en dehors de cette période (avril, mai, septembre ou octobre).

J’espère que mon petit blogue d’aventure pourront vous aider vous aussi à planifier votre aventure en autonomie beaucoup plus facilement.

Pour voir la suite :

Jour 1 et 2 : Vol Montréal-Edimburg & Visite de la ville – 05 au 06 Mai 2026