La nuit s’est bien passé et pour nos derniers jours sur le sol Mongolien, on a fait un petit arrêt à la Capitale régionale Mandalgov. Je profite pour faire des achats dans un centre commercial qui ressemble à un hôpital délabré en Russie. Je pense tout simplement à la télésérie Tchernobyl (en fait, si vous n’avez jamais vu cette série, je vous le recommande fortement) … bref, dans chaque chambre/salle y était installé un petit commerce de linge, de tissus, de gougounes, et encore. J’ai tenté de discuter avec une commerçante en Mongol, j’en était fière. J’ai appris à dire les chiffres de 1 à 10 et à dire Bonjour (Senbano), Merci (Bayarla). Je pratique à parler le Mongol avec le chauffeur Davaa lors de longs trajets.

Après la séance de magasinage, notre guide nous a trouvé du lait de chamelle fermenté. Donc pour le dîner, quoi de mieux que de déguster une petite salade avec cette boisson disons… qui a l’air plus ou moins appétissante. Je dois avouer que je ne bois que très peu de lait à la maison, donc en Mongolie, je devais me forcer à boire car pour eux TOUT est pratiquement fait de produits laitiers. Le lait de chamelle fermenté a un goût plus doux que celui de la jument (Airag). La langue pétille comme une boisson gazeuse et pour le goût bah, tout ce que je sens c’est le lait caillé que l’on a oublié dans le frigo après quelques mois….

Une fois le dîner terminé, on repart en 4X4 sur des pistes au beau milieu du désert pour se rendre encore une fois chez des nomades. Au beau milieu de nulle part, on aperçoit une yourte, on s’approche et une dame nous accueille à l’intérieur. Cette dernière nous offre du fromage de chèvre séché, du petit lait de chèvre (qui n’est pas mauvais non plus), du lait de chamelle et du yaourt de chèvre (très bon d’ailleurs). Pour les bonnes manières, j’ai gouté au fromage de chèvre mais étant donné que je ne voulais pas offenser la dame, j’ai souris en faisant signe que c’était délicieux et discrètement mis mes fromages dans ma poche de manteau, Davaa mangera le tout. Il souriait comme un enfant qui reçoit ses cadeaux de noël. Je voulais préserver mes intestins intacts.

On a repris la route en direction de Baga Garziin Chuluu (le nom signifie « Pierres de la petite terre »). À 1751 mètres d’altitude, elles forment un canyon de granit dressé au cœur de la steppe. L’érosion a poli les parois des falaises. Quelques-unes des entrées latérales du canyon s’avèrent difficiles d’accès, mais la plupart permettent d’y pénétrer et de faire de superbes balades dans ce dédale de roches. C’est une zone de pierre de granit d’environ 15 km de long et 10 km de large. Ce qui fait de cet endroit l’un des principaux attraits de la Mongolie, c’est que tout ce massif granitique cache en lui de nombreux témoignages historiques et archéologiques. C’est aussi un lieu de randonnée sur des rochers de granite qui ont érodé. Cet endroit est assez venteux.

Nous sommes repartis après la visite en direction de notre dernier campement. Nous avons pris la route en direction d’Oulan-Bator afin que nos derniers jours se passe en ville. Nous avons arrêté dans les steppes à moins de 60km de la grande capitale pour s’installer en tente. Nous étions entouré d’un troupeau de chèvres tout en observant le coucher de soleil à l’horizon. C’était le dernier soir en nature sauvage. Le ciel était époustouflant ! il m’était impossible de ne pas profiter de ce beau moment à observer les étoiles filantes et la voie lactée en compagnie de Gordana, marie et François des amis français et suisse que j’ai rencontrés pendant mon voyage. Nous avons fait des séances photo sous le ciel étoilé de la Mongolie.

Jour 18 : Ulanbaataar