Après un petit déjeuner sous un ciel nuageux, j’ai démonté la tente et rangé le tout dans le camion Uaz. Nous avons pris la route toujours dans les steppes en direction du village Shine Ider Erdenet pour faire le plein d’essence et ensuite Jargalant passant dans les plaines, vallées et cols d’une hauteur de 2250m d’altitude.
Durant la journée, nous avons arrêté chez une famille nomade. Nous nous sommes installés au sol tout autour de la place centrale, le foyer. Il faut savoir qu’il y a des règles à respecter lorsque l’on arrive chez les nomades.
1) On ne demande pas la permission de rentrer dans une yourte; contrairement à notre mentalité que l’on doit demander si on peut rentrer ou non dans la maison d’une personne.
2) Lorsque l’on entre dans une youte (ger) on ne peut toucher le seuil de nos pieds car cela donne de mauvaises ondes pour les esprits de la yourte. De plus, on ne peut se cogner la tête dans le cadre de porte car cela ferait peur aux esprits.
3) À l’intérieur, les hommes s’installent à gauche et les femmes à droite. Au centre de la Yourte (ger) il y a un poêle à bois sur lequel on peu faire à manger. Ce dernier est entouré de deux poteaux central qui fait la base pour tenir le toit en place. Une autre règle à respecter est de ne pas circuler au travers les dit poteaux car cela pourrait déranger l’esprit du feu.
4) Dans une ger, on ne peut siffler ni chanter lorsque l’on est couché sur le lit. Semble que debout ça va … quand même weirdo comme truc !
Au fond de la yourte, on y retrouve un autel bouddhiste lequel les occupants font des offrandes le matin. La yourte est attachée avec des cordes et morceaux de bois de couleur orange (représentant le soleil). Le sol est couvert d’un tapis. Une fois installé dans la yourte, j’observe la dame de la maison chauffer du lait de yack sur le poêle. Elle offre du lait chaud, qui n’était pas si mauvais; de la crème fait à la base de yack, des biscuits et du fromage de chèvre séché. C’était relativement bon, même si je ne suis pas fan de produit laitier, cela valait la peine d’essayer. En fait, sur place, je n’ai pas eu la possibilité de prendre des photos. Par contre, j’en garde de bons souvenirs. La dame avait un beau visage rond avec de belles grosses pommettes rouge, elle avait un beau sourire et semblait très gênée.
On a repris la route dans les steppes mongoles, pour quelques heures avant d’arriver à notre dîner, toujours au beau milieu de nulle part au beau milieu de ce pays méconnu et enclavé entre la Russie et la Chine. Notre destination finale, le Lac Blanc. C’est après quelques heures de route que l’on aboutit enfin à une route asphaltée ! Bin non, de la civilisation. Bon, pas tant mais il y avait enfin une route !
Nous avons fait 80km, soit environs 3 heures de routes traversant un territoire dont le paysage change drastiquement, on se sent étrangement sur les grandes routes de l’ouest canadien. On arrive au village de Tariat pour se ravitailler en eau et fini sur une terre cabossée pour finir au camp de touriste situé aux abords du Lac Blanc. L’endroit en sublime. On entre tout d’abord dans le Parc Naturel de Terkhiin Tsagaan Nuur qui abrite deux joyaux de la Mongolie le lac de Terkhiin Tsagaan et le volcan éteint de Khorgo. Il faut savoir que ce parc est au cœur des monts du Khangai et ce, à 2060m d’altitude; et protège un belle biodiversité (taïga et steppes montagnardes).
Il est aussi étonnant de voir les quelques nomades et leurs troupeaux de bétail sans clôture, installés sur les pentes des montagnes du sud surplombant le lac. Sur place, il est possible de se baigner, de faire de la randonnée, d’observer les oiseaux et encore. Le lac de Terkhiin Tsagaan ou surnommé « lac blanc de la rivière Terkh », est le joyau de l’Arkhangai et l’un des plus beaux lacs du pays. Il est le résultat de l’éruption volcanique du mont Khorgo ou l’on peut également faire l’ascension de ce volcan qui était en activité il y a 8000 ans. Une fois sur place, j’ai commencé à installer ma tente. C’est alors que j’ai fait la connaissance de mon ami ‘’Patou’’ un chien qui adore se faire câliner. Il faut savoir que les chiens ne sont pas domestiqués comme par chez nous comme animal de compagnie. Au contraire, ce sont des animaux de travail, les chiens sont les gardiens des yourtes et environs. Ils ne quittent pas l’endroit et jappent lorsque des passants, voitures ou loups s’approchent du camp et des troupeaux. Il n’y a que nous, les touristes qui leur donne de l’attention, de câlins et de la nourriture. C’est donc Patou qui fût notre gardien de camp pour les deux prochains jours.
Une fois tout installé, j’ai continué de marcher aux abords du lac Blanc afin d’observer les troupeaux de Yack et profité de ce site naturel magnifique en montant sur une des collines pour profiter d’un beau panorama. Le souper prêt, j’ai dégusté comme chaque jour, de la viande, avec du riz et des légumes avec une petite salade de betraves.
Je prends une petite marche dans le noir mais malheureusement, le temps se couvrait. Il commençait à faire froid et j’ai décidé de m’emmitoufler dans mon sac de couchage pour la nuit.
Voyage en Mongolie – Jour 7 : Volcan Khorgo














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