Île aux Basques, Parc Chute Neigette et Microbrasseries, Bas Saint-Laurent

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Jour 1 – Île aux Basques

Le Parc naturel et historique de l’Île-aux-Basques est avant tout voué à la conservation des éléments naturels et historiques qu’il abrite. La Société Provancher rend l’Île accessible aux gens durant la saison estivale. Il est possible de séjourner quelques jours en louant l’un des chalets rustiques ou de faire une visite guidée. Le parc naturel et historique de l’Île-aux-Basques est un site très prisé par les villégiateurs et depuis la mi-mars 2021, il est possible d’acheter des billets sur leur site Web afin de bénéficier une visite guidée de trois heures. Une fois arrivé au Quai de Trois-Pistoles, on peut facilement apercevoir le bateau dans la petite marina. On attend le Capitaine de bateau ainsi que notre guide avant de remplir un formulaire et de prendre place à bord du petit bateau taxi.

Depuis 2021, le conseil d’administration de la Société Provancher a décidé d’assumer la pleine et entière gestion des visites guidées. Nous avons donc rencontré M. Jean-Pierre Rioux, capitaine du bateau et maire de la ville de Trois-Pistole. Ce dernier nous a expliqué qu’il est présentement guide et formateur de la toute nouvelle personne qui lui succédera en 2022, soit M. Mikael Rioux. De plus, nous avons fait la connaissance d’un guide Émile, qui fait tout aussi parti de l’équipe pour guider les groupes de visiteurs. Ce dernier, je dois vous avouer, est très professionnel et connait très bien l’histoire, la faune et tout ce qui entoure l’Île aux Basques.

Émile, notre guide, nous a donné de nombreuses informations allant de la formation géologique du continent, de l’histoire que celle-ci recèle et de la faune qu’elle habite. Cette petite île, longue de seulement deux kilomètres et large d’un demi-kilomètre, est située dans l’estuaire du Saint-Laurent en face de la ville de Trois-Pistoles. C’est en fait un site patrimonial pour ses diverses ressources naturelles et pour son histoire. En 1929, la Société Provancher d’Histoire Naturelle du Canada achète l’île aux Basques afin d’en faire l’une des toutes premières réserves naturelles protégées de la province de Québec, en raison de la grande diversité de ses oiseaux. Quelque 229 espèces ont été recensées sur l’île et il faut savoir que cela représente près des deux tiers de toutes les espèces d’oiseaux connues de la province.

L’île aux Basques est situé dans l’insulaire du Bas-Saint-Laurent et accueille un heureux mélange de forêt boréale, d’une prairie haute en couleur ainsi que des rivages rappelant les battures de Kamouraska et les escarpements rocheux du Bic. La vue est a couper le souffle et ses paysages abritent nombreux oiseaux marins. Les vagues, le vent et la brume dominent normalement le relief mais cette fois-ci, lors de notre visite, le soleil était à son rendez-vous. À la pointe sud-est de l’Île, on retrouve un long banc de sable, accueillant des colonies de goélands et de cormorans. Notre guide nous a même fait mention qu’à la marrée basse, les orignaux (5 femelles recensées sur l’île) peuvent se rendre au bout du banc de sable et traverser quelques centaine de mètres dans le Fleuve Saint-Laurent jusqu’à la terre ferme. Sur les rivages du nord de l’île, on peut s’apercevoir que le paysage change pour un milieu plus rocheux. Ces roches, ont été érodées par le vent et l’eau.

Quant à l’histoire culturelle, l’île a été autrefois le siège d’une grande variété de sites amérindiens. L’Île en fait, était un point central pour ces derniers. Traversant d’Est en Ouest et du Nord au Sud, certaines communautés traversaient le Fleuve et se posèrent sur l’Île aux Basques. Il est important de noter que l’île est située au carrefour de trois grands cours d’eau : le fleuve Saint-Laurent, qui relie les Grands Lacs à l’océan Atlantique; le bassin versant de la rivière Saguenay, qui se jette dans le Saint-Laurent juste en face de l’île aux Basques; et les rivières Saint-Jean et Trois-Pistoles, qui forment un corridor naturel de migration humaine nord-sud entre le centre du Québec et le golfe du Maine.

Les fouilles archéologiques menées au cours des dernières années ont prouvé que des groupes amérindiens fréquentaient et séjournaient régulièrement sur l’île bien avant l’arrivée des Européens. Les sites d’habitation amérindiens identifiés à ce jour remontent à la dernière grande période de la préhistoire, connue sous le nom de Sylviculture (de 1000 avant JC à 1500 après JC). Au cours de sa longue préhistoire, l’île aux Basques était probablement partagée par plusieurs groupes amérindiens, tant iroquoiens qu’algonquiens. L’île aux Basques semble avoir été visitée par des chasseurs-cueilleurs qui y campaient quelques jours au printemps et en été, afin de chasser, de pêcher et de se nourrir. Il semblerait que ces peuples préhistoriques aient été particulièrement attirés par l’île pour chasser le phoque commun, puisque plus des trois quarts des ossements exhumés des sites amérindiens étaient des ossements de phoque.

Il faut savoir aussi que c’est le site du premier établissement basque de la province de Québec, fondé à la fin du XVIe siècle. Les dernières recherches indiquent que les Basques occupaient l’île de façon saisonnière dès 1580, soit bien avant la fondation de Québec par Champlain en 1608. Cela en fait l’un des plus anciens sites d’habitation européens du Canada actuel, un site historique fait qui est étayé par des découvertes archéologiques et des documents historiques. Il y a un centre d’interprétation connu sous le nom de Parc de l’Aventure Basque en Amérique a été construit en 1996 sur la terre ferme à Trois-Pistoles. En 2001, l’île aux Basques a été classée lieu historique national du Canada par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

Trois sites d’habitation basques se trouvent sur l’île aux Basques, chacun avec de grands fours en pierre servant à faire fondre la graisse de baleine. La structure impressionnante de ces fours présente des murs d’environ 1 mètre (3,3 pieds) de haut et 1 mètre d’épaisseur. De forme circulaire, le four basque supportait un énorme récipient en cuivre placé sur l’ouverture supérieure. Les chasseurs faisait la chasse aux baleine avec des biscaynes, de petits bateaux à rame conçus pour la vitesse. Les biscaynes servaient à remorquer les baleines au plus près des côtes de l’île, plus précisément dans une petite baie, près des fours. Puis, lorsque la marée descendait, les baleines étaient laissées sur la plage, où elles étaient découpées. Leur graisse coupée en morceaux étaient fondue dans les grands chaudrons posés sur les fours.

C’est donc probablement au cours de la chasse que les deux groupe, Basques et Amérindiens, se sont rencontrés et ont développé un moyen de communiquer et d’échanger des biens. Des fouilles archéologiques effectuées ont permis de trouver certains objets de commerce (perles de verre) et des outils et ustensiles (harpons, couteaux, marmites en céramique).

Bref, une visite en vaut la peine ! Paysage à couper le souffle et vous en ressortez riche d’informations !

Une fois de retour, j’ai pris quelques temps pour m’amuser avec la toute nouvelle mode dans les régions et villes, les jeux d’évasions. Afin d’y participer, il faut s’inscrire en ligne : Évasion Isle-Verte. Nous avons 4 choix de jeux :

  • Procès Mousse de Mer (lequel ma mère et moi avions eu beaucoup trop de fun à rire car nous étions plus que nulle….mais oh combien nous avons eu du plaisir…) Je ne vous en dit pas plus, mais si vous passez à l’Isle-Verte faite y un tour !
  • Pêche ton Quotas (lequel nous n’avions pas pu faire le jeux car les cabanes étaient toutes réservées lors de mon séjour)
  • Le City of Québec (un peu plus facile que le procès mousse de mer mais que nous avons perdu beaucoup trop de temps avec un cadenas qui ne voulait pas ouvrir avec le bon code…)

et gratuitement le Jeu Évasion dans le Village (il suffit de se procurer une carte du village avec des indices pour découvrir et résoudre des énigmes)

Un peu dur à mon goût mais super pour passer du bon temps !

Jour 2 – Parc Chute Neigette, Microbrasserie Le Ketch & Bien Malt

Parc Chute Neigette

Caché à Saint-Anaclet-de-Lessard, une municipalité de Rimouski, le Parc est principalement connus par les locaux. Il recèle de nombreux attraits dont une vue imprenable de la région avec quelques points de vue, une chute de plus de , un site d’escalade, un endroit pour pratiquer la randonnée et bien sur, un emplacement idéal pour profiter d’un pique-nique. Le site est gratuit et pet friendly !

Secteur du Pont Couvert

Il faut savoir que ce secteur a été aménagé tout récemment. Un petit parc est en cours d’aménagement tout près du site où se trouvait originalement un pont couvert. Ce dernier à été déplacé le 12 septembre 2017, dans le champ voisin et remplacé par une structure plus moderne. Le pont de la Chute-Neigette abritera dans un avenir prochain un petit musée. La structure historique a été restaurée, on a changé la tôle de la couverture et repeint le pont en rouge. Les travaux se sont poursuivis pendant l’été et l’automne 2018.

De ce site, il est possible d’emprunter un sentier de 2,2km afin de se rendre au site principal du Parc. Le sentier longue la rivière petite Neigette et se rend au secteur principal du parc.

Secteur Principal

Le stationnement du secteur principal est bien aménagé. D’un côté, on emprunte le sentier National des Appalaches/Sentier Belvédères pour environs 1,7km l’aller. Le sentier est relativement facile, on commence sur un terrain bien aménagé jusqu’au pont qui surplombe la chute. On tombe ensuite en forêt et la route comporte quelques montées nous amenant près de la falaise. Il y a quelques points de vue de la région.

Sur le chemin du retour, j’ai emprunté le sentier Ruest-Rodrigue, qui fait moins de 350m, la majorité du sentier est en forêt et est en descente. Il nous mène directement au bas de la chute, ou c’est un MUST de se tremper les pieds. Nombreux sont les locaux qui profite de la journée sur les lieux et on a pu apercevoir quelques adeptes de sensations fortes… Pour les amateurs d’escalade sur parois rocheuses, le site de la Chute Neigette est un joyau connu depuis longtemps par ces derniers. La forêt, l’eau et l’ensoleillement est un site parfait pour les belles journées d’été. La paroi de calcaire fait environs 35m de hauteur et permet plusieurs voies de grimpe pour ces derniers.

Le retour au stationnement se fait par le sentier Rivières ou Saint-Laurent, qui mène au Moulin Saint-Laurent. C’est un beau petit coup de coeur de la région.

Sur le chemin du retour, il était impossible pour moi de ne pas arrêter à une microbrasserie. J’ai donc fait arrêt au Ketch, une microbrasserie située en plein cœur du noyau villageois de Sainte-Flavie. La bâtisse est située aux abords du fleuve Saint-Laurent et laisse à ses clients une vue imprenable du Fleuve. Avec une belle ambiance chaleureuse, on peut profiter de la grande terrasse extérieure pour savourer de bonnes bières et de la bonne bouffe !

Sur le chemin du retour, longeant la 132, j’ai encore une fois arrêté à une autre microbrasserie. Vous allez me dire, eille fille, t’aimes dont bin ça la bière!! Bah je dois avouer que je ne suis pas une buveuse d’alcool mais en voyage, en vacance et après une petite aventure, bah aweye dont pourquoi pas !

C’est donc là que j’ai été….

Le Bien Malt est situé en plein coeur de Rimouski et ce, depuis 2008. C’est d’abord et avant tout un lieu intime pour prendre le temps de déguster une pinte tout en prenant le temps de jaser au serveur et ainsi se faire de nombreux amis. Ayant une allure de bohème, les serveuses, tout autant professionnelles que sympathiques, nous laisse profiter de nombreuses sélections de bières brassées sur place, de scotch, hydromels, cidres et repas à grignoter. belle ambiance décontractée, la déco est tout aussi sympathique. Les bières sont fabriquées à partir de produits locaux et changent au grés des saisons et des humeurs de Yan, le brasseur.

C’est ainsi, après quelques dégustation de bières que mes aventures de 2 jours se sont terminées dans la région du Bas Saint-Laurent. C’est ma première petite sortie depuis l’été 2021 et je me promet de sortir un peu plus pour le restant de l’année !

Tournée des Microbrasseries, Lanaudière

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Oui oui, je le sais très bien, vous allez me dire, BIN LA EDITH ! TU NE FAIS PAS DE RANDO? Hé bien non, je prends une pause. Suite à ma randonnée sur La Traverse de Charlevoix, j’ai développé des tendinites aux deux tendons d’achille. C’est en fait la répercussion de ma démarche lorsque je marchais pour protéger mes mes ampoules aux pieds. Je n’ai pas plus aider mon cas en abusant de l’entraînement et de la course au retour. Résultat… une bonne et longue pause de randonnée.

Après chaque bonne randonnée, je me permet une petite gâterie, celle de visiter une microbrasserie. Étant ma situation physique, je me suis lancée dans une journée découverte de microbrasseries dans la région de Lanaudière.

Microbrasserie L’Apothicaire

Situé à Saint-Jaques, cette nouvelle microbrasserie a vu le jour en Août 2020. Préconisant les produits locaux dans leur produits tout en utilisant des houblons locaux provenant de chez Houblon Bastien, la Microbrasserie nous promet des goûts exquis dans la bouche.

On y retrouve de la Witbier 5%, une bière de blé et sarrasin; une bière ambrée avec les houblons de chez Houblons Bastien, une bière noire au goût de céréales rôties et de chocolat , une bière à la cerise griottes et selon la saison, on peut avoir de La Saison rhubarbe, fait avec la rhubarbe de La Rhubarberie situé à St-Esprit et l’Oyster Stout 4,5%, une Stout aux huîtres auquel ils ont ajouté des huîtres pendant l’ébullition.

La Brasserie Artisanale Côte à Beausoleil

Avec à peine 2 mois d’ouverture, la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) Matawinie est fière d’annoncer la création d’une nouvelle entreprise, la Brasserie Artisanale Côte à Beausoleil.

Ce nouveau projet est l’idée de deux entrepreneurs Jacob Stephens et Zacharie Nizan. Possédant tous deux des entreprises distinctes dans des domaines différents, ils s’unissent conjointement pour démarrer une nouvelle entreprise, la Brasserie Artisanale Côte à Beausoleil. Ils détiennent à leur actif bon nombre d’années d’expérience en brassage de bière et ils ont perfectionné plusieurs recettes à travers le temps. Jacob Stephens possède également une attestation de brasseur émise par l’Institut Brassicole du Québec.

La Brasserie Artisanale Côte à Beausoleil est un endroit bien spécial. Construit de leur propre mains, cet endroit a des allures d’une vieille bâtisse fait de briques, de pierres et de poutres en bois avec une ambiance à l’allure scandinave. L’intérieur est très chaleureux, il y a un deuxième étage ou il est possible de prendre un verre en toute tranquillité. De plus, en 2021, une terrasse extérieure verra le jour pour profiter amplement de la beauté des lieux pour savourer leur délicieuses bières. Ce sera donc un endroit décontracté et familial, où tous pourront venir déguster bière et pizza dans une ambiance chaleureuse.

Microbrasserie Trécarré

Trécarré est un lieu de rassemblement. Situé à Saint-Côme, en pleine ville, on peut appercevoir une vieille bâtisse très chaleureuse. À l’extérieur il y a un grande place pour les rassemblements. Belle ambiance, l’endroit offre de la bonne nourriture et de bonnes bières. Quelles soit Classique, houblonnée, saisonnière ou robuste, leur bières artisanales offrent des goûts diversifiées pour amateurs de chacune d’entre elles.

Roadtrip Centre-du-Québec – Les Pieds d’Or, Mont Gleason, Parc du Boisé des Frères Sacré Coeur, Parc La Source, Parc Régional des Grandes Coulées Secteur Forêt Ancienne et Tourbière

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Après avoir terminé la Traversée de Charlevoix et tenté de guérir mes orteils du mieux que je pouvais, j’ai décidé de canceller une semaine de congé (encore !) en Abitibi pour rester près de chez moi et organiser plusieurs rendez-vous. Ayant une journée de libre, je suis donc parti à l’aventure dans une région que je n’ai pas encore visitée depuis. C’est donc au Centre-du-Québec de se faire voir !

J’ai pris la route et traversé le pont de Trois-Rivières, j’ai poursuivis la route au sud de l’autoroute 20 en direction de Warwick. Première destination, Tingwick !

 

Sentier Les Pieds d’Or

Comme premier endroit, je dois avouer que j’ai étonnamment été surprise ! L’endroit est tout simplement magnifique ! Ce site est situé à Tingwick, petit village non loin de Warwick. Voilà une très belle initiative dans un petit village du Québec. L’accès au site en gratuit, il y a sur place des boites de dons. Le sentier constitue un bel endroit à voir en temps de pandémie puisque tout le circuit est bien indiqué par des flèches et permet de voir l’ensemble des œuvres.

Le site est situé sur la rue Saint-Joseph, tout juste à côté de la mairie. Les sentiers conviennent très bien pour tous âges et même pour les personnes à mobilité réduite et les poussettes. De plus, les chiens sont permis. Les 2,5km de sentiers sont bien entretenus et large. On retrouve sur place un mélange d’art et de nature avec de nombreuses tables a pique-nique, des toilettes,  des cascades et quelques sites d’arts créés par les membres.

Il va s’en dire que  l’année 2020 marque le vingtième anniversaire de création du Sentier Les Pieds d’Or de Tingwick. Aujourd’hui, le sentier est à son plus beau. Ses fondateurs, Antoinette Paradis et Gaston Plourde, ainsi que sur leur acolyte, Jean-Claude Caron, ont permis à tous que les lieux soient agréables à fréquenter pour tous. «Les Pieds d’Or» vient d’un club de marche qui, à son apogée, comptait une quarantaine de marcheurs.

Je dois avouer que cet endroit est parfait pour tous, je me promets d’y retourner ! Maintenant, je retourne sur la route pour me rendre à ma deuxième destination…

 

Mont Gleason

Cette charmante station de ski des Bois-Francs, au Centre-du-Québec, est la montagne de glisse par excellence pour tous les membres de la famille. L’hiver, on peut y pratiquer le ski alpin, la planche à neige, la randonnée alpine et la raquette. Il y a 8,3 km de sentiers pour la raquette et en été, il est aussi possible de marcher dans les 12km de sentiers qui traversent le site. J’ai pour ma part, essayé la majorité des pistes qui sont tous bien indiqués et entretenus (sauf le sentier Mi-Montagne ou j’ai attrapé de l’herbe à puce aux jambes). L’accès est gratuit hors saison et il est permis d’amener les chiens.

 

Il y a deux endroits pour débuter les sentiers soit au haut de la Pente-école Desjardins et près du stationnement des glissades. Le Sentier du Sommet fait 1,5 km et nous amène directement au sommet du mont Gleason. Il est bien entretenu et n’a pas de grosses difficultés en soi. Il rejoint les sentiers :

l’Ours qui longe un secteur résidentiel pour 2,3 km; le sentier des Chevreuils, un raccourcis de 0,3 km; le Sentier du Paresseux qui fait que 0,2 km; le Sentier du Hameau, qui fait une mini boucle de 0,4km par le sentier de l’ours; le Sentier de l’Érablière qui est la suite du sentier du sommet. Il part du sommet et revient au stationnement de la station pour 2.4 km; le Sentier Mi-montagne dans lequel on marche 0,8 km traversant les pistes de ski; le Sentier du Bûcheron avec ses 0,7 km, le Sentier du Bord de lac, une petite boucle de 0,3 km, le Sentier Chalet du sommet sur lequel on se rend au chalet; la Piste Gaudreau, sentier de gravelle de 1,3 km qui est en fait une piste de ski et la Piste Pierre-Ling avec ses 1,5 km qui pars du sommet jusqu’au bas de la montagne.

 

Parc du Boisé des Frères Sacré Coeur

Les sentiers sont bien aménagés et permettent de circuler à travers tout le parc du Boisé-des-Frères-du-Sacré-Coeur de Victoriaville. L’accès est gratuit et les chiens acceptés. C’est parfait pour y amener les enfants.

J’ai débuté la marche au stationnement derrière la station de pompage. On marche sur un sentier bien aménagé qui nous amène au verger biologique. Il faut savoir que les premiers pommiers du verger ont été plantés par les Frères du Sacré-Coeur en 1881 et 1886 parmi d’autres cultures tels que les fraisiers, framboisiers, vignes et pruniers. Le verger est, avec le temps, converti en régie biologique et devient un verger expérimental. Au fil des ans on retrouve sur place des variétés résistantes et des variétés ancestrales de vignes.

J’ai pris ensuite un petit chemin fait par les marcheurs qui longe la rivière Nicolet. Il y a de nombreux points de vue qui offrent un beau panorama. Le sentier se poursuis et devient de plus en plus sauvage, il se rend jusqu’au dôme de sable ou l’on peut y voir l’amphithéâtre et le belvédère. J’ai ensuite pris un sentier menant au cimetière et passant derrière le centre d’interprétation des vergers biologiques. La température était parfaite pour marcher cet endroit.

 

Voulant dîner dans une petite microbrasserie, j’ai décidé d’arrêter à la Micro L’Hermite. Malheureusement, rendus sur place, le pub était fermé et n’ouvrait qu’à 15h00. Maudit ! J’ai repris la route et décidé de me rendre en direction de Plessiville.

 

Parc La Source / Parc de la Rivière Bourbon

Une fois arrivé à PLessiville, je me suis dirigé vers un endroit bien sympathique.  C’est l’un des plus beaux petits parcs de la région du centre du Québec. C’est un endroit calme, parfait pour toutes les générations. La rivière Bourbon traverse le parc du même nom. On peut d’ailleurs y voir un petit barrage refait en béton qui date de 1928, des aménagements d’eau et jeux pour les enfants, une allée piétonnière pour la randonnée pédestre et le jogging, une passerelle créée par le sculpteur Armand Vaillancourt, réalisée en 1990 et une île sur laquelle il y a des soirées et activités pour tous. Ce fut une magnifique place pour faire un pique-nique et marcher tranquillement.

Toujours dans la même ville, j’ai encore une fois tenté de me rendre à la Micro-Brasserie Kapadokya mais malheureusement, encore fermé. Je n’avais donc pas de chance avec les microbrasseries de la région !

 

J’ai repris la route par la 265. Je revenais tranquilement vers le nord et il ne me restait que 3 autres endroits avant de retourner chez moi…

 

Parc Régional des Grandes Coulées Secteur Forêt Ancienne

C’est avec ses 10km de sentiers que le secteur de la Forêt ancienne à su me charmer complètement. Le parc est situé en bordure de la route 265 et le stationnement est à environs 1km plus loin. L’accès est gratuit et les chiens en laisse sont permis. Le parc ferme temporairement en novembre de chaque année lors de la période de la chasse au fusil. Il peut y avoir une deuxième fermeture temporaire au printemps, lors de la crue des eaux et pour le dégel de son chemin d’accès.

Les sentiers sont accessibles pour tous et n’ont pas de dénivelés importants. Que vous soyez avec la famille, seul ou avec mon animal de compagnie, c’est l’endroit par excellence pour la pratique de la randonnée pédestre, la pêche à la truite, l’observation de la faune et de la flore.

Du stationnement, il est possible d’occuper les enfants avec la piste d’hébertisme qui comprend 18 modules. Les débuts des sentiers est non loin. J’ai décidé de commencer en sens anti-horaire avec le sentier de la tortue et ce à la course. Cette piste longe la magnifique rivière Noire pour 2,3km. Sentier forestier balisé et bien entretenu, il croise le sentier de l’érablière qui fait une petite boucle de 1km revenant sur le premier sentier.

Je suis finalement arrivé au pont du milieu lequel il y a une intersection croisant 4 sentiers. J’ai poursuivis toujours en sens anti-horaire via le sentier des Noyers. Ressemblant au premier sentier, il fait 2km avant d’arriver aux lignes de transport électrique. L’endroit m’a totalement charmé. J’ai pris le sentier de la rivière Barbue qui fait exactement 1,7km.

Revenant sur mes pas, j’ai continué avec le sentier des peupliers sur 1,6km jusqu’au pont du centre. Il y avait moins de points de vue sur la rivière et la fin du sentier se caractérise avec un beau petit refuge. Pour revenir au stationnement, on se lance sur le sentier des pins pour moins de 2km.

Je recommande grandement cet endroit. Dans mon cas, j’ai opté pour me faire un petit entraînement de course mais je me promet d’y retourner en vélo Fatbike et en raquette. Voulant terminer de voir l’ensemble du parc, je me suis dirigé dans le secteur Tourbière.

 

Parc Régional des Grandes Coulées Secteur Tourbière

À quelques kilomètre du secteur de la Forêt Ancienne, le secteur Tourbière est un petit coin caché situé aux abors de l’autoroute 20. Situé à Villeroy, l’endroit nous laisse 3 km de sentiers qui est caractérisé principalement par un trottoir de bois de 1,2 kilomètres érigé directement sur la tourbière. C’est un endroit parfait pour les randonneurs et les ornithologues. Pour s’y rendre, il faut prendre le chemin Canyon au sud de l’autoroute 20. On roule pour près de 2km sur un chemin de gravelle avant d’arriver au stationnement. L’endroit est bien indiqué.

Le sentier commence sous une petite forêt pour moins de 1km. On arrive sur un chemin de 4×4 sur lequel on marche encore 1km. Plusieurs affiches du sentier Trottoir de Bois et Sentier Écologique sont installés. Il n’y a aucun dénivelés et le sentier est facile pour tous. En chemin, il y a un panneau d’interprétation qui nous fait découvrir les origines et les caractéristiques de cette 2e tourbière d’importance au sud du Québec.  Ses multiples particularités biophysiques et son importance au point de vue écologique en font d’elle, une tourbière de grande valeur patrimoniale et naturelle au sud du Québec. J’ai particulièrement apprécié la marche et l’endroit est tout simplement enchanteur. L’accès est gratuit mais malheureusement, les chiens ne sont pas acceptés sur cette section du parc.

Ayant terminé ma journée et été déçue des microbrassseries du coin car elles étaient tous fermées, je me suis dirigé tranquillement vers Trois-Rivières pour essayer l’une des meilleures micro que j’ai visité depuis.

 

Microbrasserie Ô Quai des Brasseurs

Situé à Bécancour, la microbrasserie est située sur l’avenue des Nénuphars près du quai. La bâtisse est immense et laisse aux clients une terrasse avec une vue magnifique sur le Fleuve Saint-Laurent. L’intérieur est très bien décoré et on se retrouve dans une ambiance tout simplement électrisante. Je me suis installé au bar et discuté avec la serveuse. Cette dernière, super sympathqiue m’a conseillé la dégustation de bières brassées sur place.Le menu régulier d’Ô quai des brasseurs est composé de tapas, de petits snacks, de pizzas, de viandes, de poissons et de fruits de mer. J’ai opté pour les tartares de saumon et boeuf, c’était exquis ! Je dois avouer que ce fût l’un de mes coup de coeur en terme de microbrasserie. Tout était parfait !

 

Après cette belle soirée, j’ai repris la route la tête pleines de souvenirs de ma journée. Je dois vous avouer que je fût vraiment contente d’avoir visité cette région qui était encore pour moi inconnue. Je sens que j’ai encore beaucoup à découvrir et ce n’est que partie remise !

Découvertes dans le Bas Saint-Laurent : Microbrasserie Le Caveau, Brises-Culottes, Microbrasserie Baleine Endiablée et Montagne à Cotton

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Microbrasserie Le Caveau

Situé en plein village de Trois-Pistoles par la rue Pelletier, la Microbrasserie Le Caveau est un endroit de prédilection pour passer du bon temps entre amis tout en dégustant de bonnes bières. L’endroit nous offre une belle terrasse en face de la bâtisse et l’intérieur est très bien aménagé pour des occasions festives. Les deux propriétaires sont des gens formidables et très passionnés. Il y a sur place une grande variété de bières tous originales les unes et les autres.  Cette soirée là, l’endroit était bourré de gens et les serveurs très occupés. C’était bon signe. Nous avons commandé de petites dégustation de bières. Malhereusement, il y avait très peu de choix mais nous y avons quand même trouvé de bons produits et dégusté le tout à pleines papilles.

 

Le lendemain, nous avons décidé de découvrir quelques endroits dans l’ouest du Bas Saint-Laurent. J’ai choisi deux endroits forts bien intéressants. C’est donc sur un petite sentier dans le coin de Saint-Pâcome que la journée à débutée.

 

Le Brise Culotte

Pour se rendre au sentier du Brise-Culotte, il faut se rendre au village de Saint-Pacôme et de conduire jusqu’au bout de la rue Galarneau. Le stationnement du Brise-Culottes y est.

Ce sentier est une boucle d’environs 4 km. Il longe la rivière Ouelle, nous fait passer sur une passerelle qui nous permet de traverser la rivière et on peut se rendre au creux  de la gorge ainsi qu’à la chute du Cran Rouge en passant par des escaliers. Lors de ma visite, l’eau était très base, je n’ai pu apercevoir de saumons. Il va sans dire que le site est très apprécié par les amateurs de pêche au saumon, il y a quelques Lean-to et fosses pour les pêcheurs. Le sentier n’a aucune difficulté en tant que tel.

Après avoir sué un bon coup, nous avons décidé de se réhydrater dans une autre microbrasserie non loin de là. Nous avons pris la voiture et nous nous sommes dirigés à Rivière-Ouelle.

 

Microbrasserie La Baleine Endiablée

Surplace, on retrouve le pub, l’auberge, une salle de spectacle, une boutique et un restaurant.  L’endroit est fort bien sympathique et bien décoré. Il y a quelque bière classiques et d’autres qui sont plus innovantes. ​Nous avons commandé une bonne poutine avec des produits de la région et l’avons dévorée !

 

Pour brûler quelques calories que nous avons prises, nous avons grimpé une petite montagne non loin de là.

 

La Montagne à Cotton

Toujours dans la région de Kamouraska, à Saint-Pascal, la montagne à Coton est un site de prédilection pour les amateurs de marche et de course. Ayant une hauteur de 150 mètres, le sentier de 1,1km offre des aires de repos aménagées, cinq belvédères situés sur différents axes panoramiques, près de 168 marches en bois et une vue imprenable de la région sur 360 degré. En chemin, plusieurs panneaux relatent l’histoire du développement de la seigneurie et de la naissance de Saint-Pascal. Le sentier est facile et c’est un endroit parfait pour initer les enfants.

 

La Traversée de Charlevoix – 07 Août 2020 – Jour 8 Refuge L’Épervier au Mont Grand-Fonds

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07 Août 2020

Jour 8 Refuge de l’Épervier à la fin du sentier

Longueur : 10,3km

Dénivelé : +296 -355m

 

La dernière journée était tant attendue. La fatigue accumulée, les orteils mal en point, le physique était pas mal amoché mais … le mental tenait bon. Aux lueurs du matin, je me suis dépêchée à ranger mes équipements et suis partie très tôt. Tout ce que je voulais était de retrouver mon véhicule. C’était difficile de s’arrêter pour prendre une petite pause, pour prendre quelques photos, pour constater l’état du sentier. Le dernier tronçon du sentier permet l’approche du sentier l’Orignac qui continue le sentier national du Québec et le transcanadien.

Reliant la Traversée de Charlevoix (au niveau de la jonction du mont Grand-Fonds) à la municipalité de Saint-Siméon, le sentier de L’Orignac est en retrait des lieux habités, il est balisé d’ouest en est et longe de nombreuses rivières. Le sentier sillonne une diversité d’écosystèmes et compte un refuge, deux sites de camping aménagés et quelques points d’eau. Ce parcours sauvage de 34 km est tout désigné pour les randonneurs expérimentés. Dans mon cas, ce sera une prochaine année que j’accomplirais ce dernier petit trajet et ce, avec ma tente.

Les 10 derniers kilomètres de la Traversée de Charlevoix se font sur un sentier forestier. Il est bien important de ne pas prendre le sentier de ski de fond au KM 5 car il nous amène au sommet du Mont Gand-Fond. Le reste du sentier nous amène directement sur la route de vélo pour les 2 derniers kilomètres. Il n’y a pas de grand dénivelé et la route est facile pour tous. C’est de loin, que l’on peut apercevoir des véhicules stationnés en bordure de la route ainsi que dans le stationnement de la fin du sentier. C’était un soulagement et une fierté que d’avoir accomplis ce trajet qui selon moi m’a donné beaucoup de défi.

La Traversée de Charlevoix – 06 Août 2020 – Jour 7 Refuge Coyote au Refuge L’Épervier

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06 Août 2020

Jour 7 Refuge Coyote au Refuge L’Épervier

Longueur : 19,7km

Dénivelé : +512m -652m

Durée : 8 heures

 

Ce matin-là j’ai décidé d’accompagner Justyn avec un Y et Marilou pour la journée. Ayant manqué le sentier, nous avons marché le long de la piste de vélo pour les 5 premiers KM. Nous avons fait quelques kilomètres de plus mais bon, nous sommes arrivés peu de temps après a la première intersection au KM 15. Je dois avouer qu’avec l’état demes orteils, cela m’a aidé un peu pour le restant de la journée. Nous sommes arrivés peu de temps après à l’intersection et poursuivi sur un sentier forestier pour encore 5 autres kilomètres. Le sentier est beaucoup plus plaisant que celui de la veille. Aucune boue, peu de dénivelé, le sentier est très facile pour les randonneurs. La seule difficulté est sa longueur, la motivation pour ce tronçon doit tout simplement être au rendez-vous. À vrai dire, j’ai bien aimé cette partie de la traverse. Ayant eue une journée difficile au jour 6, je crois que c’était notre moment de répit à tous. Ce qui est intéressant est que le sentier traverse la tête du bassin du drainage de la rivière Petit-Saguenay et entre dans celui de la rivière Noire qui se jette dans le Saint-Laurent à Saint-Siméon. On en a fait du chemin jusqu’à présent !

À la mi-chemin, tout juste avant le KM 9, nous devions passer par la route de vélo pour poursuivre notre route. Lors de la séance d’explications avec La Traversée de Charlevoix avant le départ, nous avions tous eu l’information de prendre la route de vélo plutôt que celle à pied étant donné qu’un barrage de castor a été érigé sur le sentier, laissant aucune alternative de passage. D’ailleurs, on en a vu quelques conséquences en chemin avec un amas d’eau en plein sentier dans lequel il nous a fallu le traverser.

Moins il y avait de kilomètres, plus c’était pénible. Mes jambes et mes pieds me faisaient mal au plus haut point. J’avais l’impression que je n’avançais plus et que le refuge s’éloignais de plus en plus. C’était atroce comme impression. Le sentier par contre était très bien aménagé, une fois que l’on retraverse une section avec les lignes Hydro-Québec, on marche dans un environnement de toundra, de mousse et lichens toujours dans la ZEC Lac au Sable.

La journée terminée, j’étais très heureuse de me trouver en sandales pour enfin reposer mes pieds meurtris. Nous avons passé notre toute dernière soirée ensemble et avons eu de très belles discussions. Il faut savoir que si vous êtes en camping, ce refuge n’offre aucun endroit disponible pour s’installer et nombreuses racines et troncs d’arbre jonchait le sol. C’était pas trop évident pour nos amis campeurs.

Et voici qu’il ne reste qu’une dernière demi journée avant de terminer le sentier.

La Traversée de Charlevoix – 05 Août 2020 – Jour 6 : Refuge Geai Bleu au Refuge Coyote

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05 Août 2020

Jour 6 Refuge Geai Bleu au Refuge Coyote

Longueur : 15,9km

Dénivelé : +296m – 355m

Durée : 6 heures

Cette partie du sentier a été selon moi, mon coup de cœur et ce, malgré de nombreux kilomètres à marcher dans la boue, tenté de traverser des rivières déchainées nue pied tout en endurant les conséquences de mes ampoules. Bien que la fin ait été pénible, je me souviendrais de cette journée qui selon moi était la plus intéressante et mémorable du parcours.

Le sentier de presque 17km suit la rivière Malbaie puis le ruisseau Chouinard en montant sur 8km et longe une série de lacs. Le sentier monte sur un versant du bassin de drainage de la rivière Malbaie et passe au Petit-Saguenay qui se jette au Saguenay. C’est la journée la moins exigeante de la traversée selon les écrits mais en réalité, ce fût la plus exténuante de toute l’aventure, du moins, elle a joué sur mon moral !

Au KM 14 il est possible de s’arrêter pour un petit point de vue, ce n’est pas la plus belle vue mais elle donne encore un bel aperçu des montagnes de la région. On continue encore de marcher en forêt tout en longeant le ruisseau Chouinard qui est déchaîné. Il faut quand même mentionner que nous avons reçu beaucoup de précipitations durant la nuit faisant monter l’eau des rivières et ruisseaux. Pour encore 4 km, on longe toujours la rivière. Je dois avouer que c’était féérique et que j’ai particulièrement aimé ce tronçon.

Au KM 10, on grimpe tranquillement en altitude, toujours avec quelques parties difficiles à marcher pour cause de la bouette. Heureusement, j’ai mis mes guêtres ce qui m’a permis d’avoir les pieds au sec pour une bonne partie du sentier. Près du KM 10.5, on arrive sur un cap rocheux sur lequel on peut apercevoir les montagnes au loin, de là, il est aussi possible d’utiliser son téléphone pour appeler ses proches. J’ai donc profité de ce moment pour appeler ma mère et lui dire que tout était correct de mon côté et qu’il ne me restait moins de 8km avant d’arriver au refuge. Il n’y a aucune difficulté jusque-là.

Le sentier est relativement facile par la suite, au KM 8, on longe un premier lac. Si je regarde bien sur les cartes et google map, il semblerait que ce soit le lac Misère. Il va s’en dire que c’était concept pour la journée… Il aurait été bien de s’y arrêter mais il n’y avait pas d’endroit pour se reposer, sauf à la toute fin sur de petites roches. Je n’ai pas trop perdu mon temps mais j’en ai profité pour sécher mes bas et bottes. J’ai repris la marche prête pour les derniers kilomètres. Je ne savais pas ce qui m’attendais.

Le KM 6 a été le plus difficile et le plus intense. Pour un kilomètre, il a fallu traverser des rivières dont le courant a détruit des ponts naturels de tronc d’arbres. Il y avait des accumulation d’eau sur le sentier laissant aucune chance de trouver autre option que de traverser à pied. Bien sûr, le tout avec de la boue par ci et par là. Je commençais à m’impatienter et à avoir hâte de retourner sur un chemin plus facile. Je dois avouer que dès ce moment, ma force mentale s’est mise au travail. Après quelques mètres, on longe un deuxième petit lac (nom inconnu), c’était moins pire mais après avoir conquis le kilomètre infernal, c’était autour de la boue à se pointer pour le KM 5 jusqu’au KM 3,5. Hélas, je ne pourrais pas m’en sortir.

Au KM 3,5 on bifurque sur le sentier de vélo, par lequel on passe dans la ZEC du Lac au Sable. Ce sentier monte tranquillement et se fait toujours sur un chemin de gravelle, enfin ! Mais bon, mes pieds sont endoloris, je bouette et j’ai de la difficulté à marcher. Je commence à en avoir ras le bol et souhaite juste que les derniers kilomètres s’estompent. Mais non … voir si cela devait être facile, encore 3 bassins d’eau, de rivière et un pont submergé à traverser. Étant ÉCOEURER bin raide, je passais directement en plein centre du chemin. À va tu finir un peu cette trail la !

17km plus tard, je suis arrivé au refuge le Coyote. Le refuge n’a pas de point de vue mais il est quand même bien situé près d’une rivière et face à un chemin de gravelle. Je dois avouer que la première chose que j’ai faite en arrivant est … ok … de me mettre en sandale pour aérer mes ampoules … mais bien de me mettre en maillot pour me baigner et laver dans la rivière. Oh mon dieu que c’était bon !

Simon, un des campeurs est arrivé peu de temps après puis les autres aussi. Nous avons fait un brin de causette à l’extérieur du refuge, en apportant des chaises de bois pour les installer au beau milieu de la rue. Ce fût vraiment plaisant de discuter de tout et de rien avec eux. On a fraternisé et développé une belle amitié. Nous avons tranquillement parlé de tous et chacun et appris à se connaître mieux.La famille est arrivé peu de temps après. C’était une belle soirée !

La Traversée de Charlevoix – 06 Août 2020 – Jour 7 Refuge Coyote au Refuge L’Épervier

La Traversée de Charlevoix – 04 Août 2020 – Jour 5 : Refuge La Chouette au Refuge Geai Bleu

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04 Août 2020

Jour 5 Refuge La Chouette au Refuge Geai Bleu

Longueur : 19,6km

Dénivelé : +587m – 948m

Durée : 8 heures

 

Le départ s’est fait à 07h20. Comme d’habitude, je me suis réveillé tôt pour accomplir une autre journée sur le sentier. Pour continuer la traverse, on doit retourner sur le même chemin pour se rendre à la rivière en passant par le sentier de vélo. On traverse des lignes électriques et on continue sur un sentier de 4×4 qui offre une très bonne montée. La route fait moins de 2km pour se rendre au Refuge Boudreault. Toute une montée ! J’étais déjà en sueur ! Le refuge Boudreault est l’endroit prévu pour les campeurs. C’est disons peu entretenu et presque laissé à l’abandon. C’était triste car sincèrement, l’emplacement est très intéressant; face à un lac et entouré de montagnes.

Le chemin se poursuit dans une petite forêt alpine pour encore 3km, il y a de bonnes montées et pas mal de bouette, ce qui donne de la difficulté aux randonneurs. Il n’y a pas beaucoup de vue et les endroits désignés sont peu attrayants.

Au KM 12, on reprend la route de vélo pour seulement 2km et repars ensuite sur une longue descente de près de 6km en forêt. Le sentier passe au bassin versant de la rivière du Gouffre à celui de la Rivière Malbaie. Le long sentier traverse divers écosystèmes tout en ayant une belle vue sur la vallée des Hautes-Gorges avant de déboucher dans le parc. On arrive directement sur une partie du sentier Le Riverain, puis traverse le gand pont. J’ai décidé de prendre une petite pause pour me rafraichir dans la rivière et ainsi reposer mes ampoules. C’était appaisant !

Les 6 derniers kilomètres sont faciles. On marche en forêt sans aucune dénivellation. On retraverse des lignes électriques et pour moins de 1km, on se retrouve au Geai Bleu, un refuge avec la plus belle vue depuis. Le chalet Geai Bleu surplombe la rivière Malbaie où l’on peut se baigner avec prudence. Il est vrai que la descente peu être très glissante !

Le soir, nous avons continué à discuter en groupe avec les campeurs et avons soupé tous ensemble dans le refuge et ce jusqu’à l’arrivée de la famille, 5 autres personnes se rajoute à cette deuxième partie de la traverse ! Ne sachant pas que demain sera une journée intense, nous nous sommes tous couchés vers les 20h00 (vieux que nous sommes) pour être en bonne forme le lendemain.

 

La Traversée de Charlevoix – 05 Août 2020 – Jour 6 : Refuge Geai Bleu au Refuge Coyote

 

La Traversée de Charlevoix – 03 Août 2020 – Jour 4 : Refuge de la Marmotte, La Traverse de Charlevoix via La Noyée au Refuge La Chouette

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03 Août 2020

Jour 4 Refuge de la Marmotte au Refuge la Chouette via La Noyée

KM 14,7+ au KM 34,7+ (19km)

Dénivelé +499m -255m

Durée : 7 heures

 

C’était nuageux ce matin-là. Le temps ne semblait pas de la partie mais ayant eu de la pluie toute la nuit, je savais que le sentier ne serait pas si plaisant mais bon, il faut ce qu’il faut ! Se couchant tôt le soir, nous avions pris comme habitude de partir tôt pour avoir assez de temps en journée pour se reposer et arriver sain et sauf au refuge suivant. 07h15, je suis partie fin prête pour la 4e journée. Le départ se fait du refuge et on emprunte un petit sentier forestier dans lequel on a une petite vue au début sur les mont Morios. C’était nuageux et brumeux, en gros, il n’y avait aucune vue intéressante.

 

Le reste du sentier se fait pratiquement en forêt pour 2,5 KM et reviens sur la route de vélo pour encore 2 kilomètres. Sur le chemin de vélo, la pluie se faisait de plus belle. J’étais tout trempe et j’ai tenté de protéger mon sac du mieux que je pouvais. Au KM 7, le sentier retourne en forêt et cela est beaucoup plus plaisant. La pluie a finalement cessé et on pouvait apercevoir quelques lueurs de soleil au travers des arbres. Cela me remontais le moral et m’encourageais à continuer pour me rendre au sommet de la Noyée.

Le sentier remonte vers le nord, dans les vallées glacières et c’est une journée avec d’importantes montées. Près du KM 4, il est possible de faire le sentier en allant sur la montagne La Noyée. Il faut faire une bonne montée sur un chemin de gravelle pendant près de 1km, de là on peut y voir une affiche jaune marquée 10km (boucle totale du sentier La Noyée). Le sentier retourne en forêt et reviens sur le chemin de 4X4 quelques fois. Au KM 7, on retrouve la suite du sentier sinon il ne suffit que de 300m de marche pour arriver au sommet, où l’on retrouve le chalet. Le refuge semble abandonné, il y a beaucoup de graffitis et on sent que l’endroit est abandonné. J’en ai profité pour changer de linge et de faire sécher mes bottes. J’ai dîné et pris quelques minutes en espérant avoir une belle vue mais en vain. Je pouvais tout simplement m’imaginer une des plus belles vues des environs sans les nuages. Je suis retourné sur mes pas et continué du KM 7 jusqu’au Refuge La Chouette.

 

Le chemin se poursuit sur un petit plateau dans un milieu de taïga, j’ai particulièrement aimé marcher cette section. On a quelques vues et sincèrement, c’était ma partie préférée de la journée. La pluie prenait et cessait mais cela ne m’arrêtais pas pour autant. On descend tranquillement en altitude et on poursuit la marche sur le sentier de vélo pour moins de 2km. Le Refuge La Chouette est situé au bord d’un lac d’un bleu clair et face à une montagne.

Le refuge est très bien situé mais le seul point que je dirais plus négatif est que la source d’eau est vraiment plus loin du site d’hébergement comparé aux autres refuges de la traverse. C’est donc là que j’ai décidé de reposer mes pauvres jambes. Je commençais à avoir des ampoules aux pieds (quand tu pousses trop au début, tu assumes les conséquences après) et il était plus difficile de marcher. Voulant avoir ma ration d’eau pour la soirée, je suis partie remplir mon sac d’eau à la rivière.

 

Il faut marcher environs 500m aller-retour pour se rendre à la source. Une fois terminé, je suis revenue sur mes pas. La tête base, je regardais le chemin et d’un coup, en me levant la tête, j’ai aperçu un ours noir courir bord en bord de la route. J’ai figé et j’ai commencé à me parler à voix haute tout en faisant face à l’endroit où l’ours est passé. Je suis revenue rapidement au refuge et suis restée pour la soirée.

Bref, avec tout les kilomètres accomplis depuis, avec la boue, les pieds trempes, les montées et descentes, mes pieds en ont subis les conséquences. Je vais vous prévenir des images qui suivent mais bon, ce ne sera pas très joli. N’ayant jamais eu d’ampoules aux pieds, me voila aux prises avec des blessures importantes aux orteilles à la moitié de mon aventure. Je n’avais pas prévu le coup et j’ai du improvisé pour éviter d’empirer le tout…. Je dois juste vous dire que mon mental est très fort …

Les autres randonneurs sont arrivés peu de temps après et nous avons passé une excellente soirée ensemble. Nous avons tenté de nous baigner et de nous laver dans le lac mais rapidement ce fût un échec….. Le fond de l’eau était vaseux et on en ressortait plus sale que frais lavé. Quelques heures plus tard, nous avons soupé et joué aux cartes tout en buvant du brandy (merci Jérémie!). Les campeurs ont poursuivis leur route à un autre refuge situé à 1km plus loin. Demain matin, je passerais par là pour ma 5e journée.

Cette soirée était la dernière pour Jérémie et Chantal qui eux terminait leurs aventures aux Parc National des Hautes Gorges, le lendemain. Nous avons profité de nos derniers moments ensemble et sommes couchés tôt pour repartir de plus bel. Je venais de faire la moitié de mon périple…

 

La Traversée de Charlevoix – 04 Août 2020 – Jour 5 : Refuge La Chouette au Refuge Geai Bleu

 

La Traversée de Charlevoix – 02 Août 2020 – Jour 3 : Refuge de l’Écureuil, Traversée, Mont Eudore Fortin, Mont des Morios au Refuge La Marmotte

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02 Août 2020

Jour 3 Refuge L’Écureuil au Refuge la Marmotte via le Mont Eudore-Fortin & Mont des Morios

 

KM 4,2 au KM 14,7+ (31.3km)

Dénivelé + 390m -784m

Altitude : Mont Eudore Fortin 954m, Mont des Morios 915m

Durée : 10 heures

 

Ce matin-là, je suis partie tôt. Sachant que j’avais une méga journée devant moi, 07h30 tappant, le packsac sur le dos, j’étais prête à conquérir la traverse de Charlevoix. Le début du sentier est tout près du Refuge des Écureuils, il est représenté par les balises rouge et blanc. Cette route est très bien indiquée et il ne m’a fallu que 2km avant d’arriver à l’intersection pour prendre le sentier du Mont Eudore-Fortin. J’ai laissé mon packsac à l’intersection et pris un petit camel back pour débuter le nouveau sentier.

Le sentier menant au sommet du mont Eudore Fortin a été créé par des bénévoles du Club des Amis de la Traversée de Charlevoix en 2012. Depuis longtemps, les Amis de la Traversée songeaient à honorer M. Eudore Fortin, le père de la Traversée de Charlevoix et ont nommé cette montagne officieusement «Mont Eudore Fortin». Le sentier n’est pas tant difficile, il y a une bonne montée mais qui vaut la peine une fois à son sommet. Il y a d’un côté une vue sur le lac à L’Écluse et le refuge dans lequel je venais de quitter. Un autre sentier continue jusqu’au haut de ses 954m et on peut y observer une plaque honorifique installée dans un roc. Bref, ce sentier nous fait voir un autre très beau point de vue sur le reste de la traversée et bien entendu sur le mont des Morios, sommet que je serais en après-midi. Le sentier aller-retour pour atteindre le sommet Eudore-Fortin est d’environs 6km.

 

J’ai rebroussé chemin et repris le sentier principal de la traversée avec mon gros packsac. La route descend vers le rebord du cratère météorologique de charlevoix. Le sentier serpente dans une forêt boréale dans des vallées glacières. Aux KM 12, 9, 7 et 5, on traverse de petites rivières. Certains ruisseaux sont de bons endroits pour se rafraichir dans de petits bassin d’eau.

Au Km 5, il est possible d’emprunter un sentier menant directement vers les Morios. Lors de mon arrivée à l’accueil de la traversée, la dame de l’accueil m’a informé que le chemin n’avait pas encore été travaillé. Il était difficile d’y accédé car de nombreux arbres y sont tombés. J’ai donc continué mon chemin jusqu’`l’autre intersection pour les Morios.

Au KM3, il y a une dernière grosse montée avant d’arriver à un dernier petit pont traversant une rivière et un bassin d’eau. Je suis tombé en amour avec cet endroit et décidé de prendre une petite pause de 30 minutes tout en plongeant mes pieds dans l’eau glaciale. Mes pieds pétillaient et cela ne faisait que du bien à mon corps. J’ai décidé de poursuivre ma route après 30 minutes de pause. J’hésitais à faire la montée du Mont des Morios car le ciel s’assombrissait. Mais bon, au KM 2, j’ai décidé de laisser mon packsac caché dans les bois et de me rendre au monts des Morios. Le sentier de la traversée (de couleur rouge) croise le sentier mentant au sommet des Morios (bleu).

Le sentier du Mont des Morios nous donne 25 km de sentiers. Il est possible d’effectuer une ascension en montagne plus rapide par le sentier l’Expert en 5km, ou de faire la grande boucle des monts. Le lieu est entouré des lacs Nice et Boudreault, et est longé par la rivière du Gouffre. Un nouveau tronçon, aménagé en 2014, permet de relier les deux sentiers, formant ainsi une boucle de 25 km qui passe par le mont du Gros Castor et permet de redescendre vers le lac Boudreault. Ayant peu de temps, j’ai décidé d’y aller pour le tout avec le sentier l’Expert. Le sentier commence et dévoile quelques points de vue de 360 degrés sur le Fleuve et les montagnes de Charlevoix. J’avais de la sueur à n’en plus finir et réussis à grimper les 500m d’altitude en 1 heure. Boues, racines glissantes, rochers à la verticales, plusieurs cordes étaient présentes pour aider les gens à grimper plus facilement. La montée par le sentier Expert est assez intense par endroits et je dois avouer qu’il faut yu aller à son propre ryhtme. On pourrait donner une moyenne de 1h30 – 2 heures pour la montée, Ayant peu de temps, j’ai poussé la machine et fait l’ascencion en 1h15. Au sommet, j’étais tout trempe et je commençait à avoir froid. Mais bon, j’ai quand même pofité pour voir le sommet Sud et Nord des Monts puis, suis revenue sur place pour redescendre par le même sentier.

Alors que je descendais le sentier, une petite pluie fine est apparue. Je me suis donc dépêchée à revenir sur le sentier principal pour reprendre mon packsac et ensuite terminer les deux derniers kilomètres sur un chemin de gravelle menant au deuxième refuge, La Marmotte, non loin du Lac Boudreault. 04h15, j’ai poursuivis mes deux derniers kilomètres. Le Refuge La Marmotte est situé à 150m du stationnement non loin des lignes hautes tension. Le refuge n’offre pas de point de vue et un petit chemin nous amène au lit d’une petite rivière découlant du Lac Boudreault.

À la fin de la journée, j’étais exténuée, j’avais mal aux jambes, aux orteilles et je regrettais de ne pas avoir fait Eudore-Fortin la journée d’avant. Je dois avouer que j’en avait trop fait et cela m’a nuis pour le reste de la traversée. Mais bon, j’étais heureuse d’avoir accomplis toute ses montées. Il va s’en dire que j’aurais préféré faire le Mont Eudore-Fortin la journée d’avant, cela aurait allégé ma 3e journée. Au refuge, j’ai soupé avec les deux couples et nous avons terminé notre soirée par une bonne partie de ‘’Trou de cul’’.  Nous avons eu pas mal de plaisir et avions aussi fraternisé avec quelques autres randonneurs qui eux accomplissait la traverse avec leur tente. Simon, Justin (pas de Y) et Sophie se sont rajoutés à nous et nous avons commencé tranquilement à fraternisé tous ensemble.

Il faut savoir que depuis la pandémie, la Traversée de Charlevoix Inc. accepte les randonneurs qui séjourne sur le sentier avec leur tente. Ils font un essai afin de vérifier si éventuellement, les gens peuvent accomplir les 115km avec leur propre équipements. Je dois avouer que j’aurais bien aimé faire le sentier avec ma petite tente MAIS …. MAIS … à voir l’état des installations (si elles existent) rien n’était fait pour eux. Parfois, les campeurs s’installaient près du refuge, d’autres fois, sur la route de la piste de vélo. Bref,je lève mon chapeau à nos 3 joyeux lurons qui eux ont tentés de trouver de bons endroits pour séjourner lors des 6 jours à venir….

 

La Traversée de Charlevoix – 03 Août 2020 – Jour 4 : Refuge de la Marmotte, La Traverse de Charlevoix via La Noyée au Refuge La Chouette